Violentes manifestations au Venezuela, 3 morts selon l'opposition
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EL PINAL/CIUDAD GUAYANA, Venezuela (Reuters) - Le Venezuela a été traversé vendredi par des scènes de violences et de pillages alors que le pays est confronté à une nouvelle crise imputable cette fois au retrait du plus gros billet de banque en circulation, celui de 100 bolivars.
Selon un député de l'opposition, les violences ont fait trois morts dans la ville minière de Callao, dans le sud du pays, un bilan qui n'a pas été confirmé de source gouvernementale.
Brandissant des liasses de billets de 100 bolivars (à peine cinq centimes d'euro au marché noir), désormais privés de valeur, des manifestants ont bloqué des routes et insulté le président Nicolas Maduro dans une quantités de villes du pays, ont constaté des journalistes de Reuters.
Des dizaines de magasins ont par ailleurs été pillés.
Le gouvernement a donné le week-end dernier trois jours aux Vénézuéliens pour se séparer des billets de 100 bolivars, une mesure justifiée par la présidence par la nécessité de lutter contre les mafias qui sévissent à la frontière colombiennes.
La mesure a été mise en oeuvre malgré les mises en garde d'économistes convaincus que ce retrait provoquerait le chaos.
Pour l'opposition, la décision reflète la volonté de Nicolas Maduro de détruire l'économie vénézuélienne et elle juge qu'il doit quitter le pouvoir.
Inflation oblige, le billet de 100 bolivers a été remplacé par de nouveaux billets de 500, 1.000, 2.000, 10.000 et jusqu'à 20.000 bolivars, mais l'intendance n'a pas suivi.
Vendredi, les nouveaux billets n'étaient toujours pas arrivés dans les banques, à commencer par le Banco Central de Venezuela (BCV), la banque centrale.
Presque tous les distributeurs automatiques dans la capitale, Caracas, étaient vides, hors d'usage ou saccagés.
(Anggy Polanco et Maria Ramirez, avec Girish Gupta, Deisy Buitrago et Alexandra Ulmer à Caracas, Nicolas Delame pour le service français)
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