Quelque 300 autocaristes contre la politique anti-diesel à Paris
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PARIS (Reuters) - Près de 300 exploitants et chauffeurs d'autocars manifestaient au volant de leur véhicule mardi à Paris pour protester contre les mesures anti-diesel de la municipalité et la hausse de leurs tarifs de stationnement.
Après s'être rassemblés place de la Nation, les autocars ont pris dans la matinée la direction du périphérique Sud pour se rendre place de l'École militaire, dans le 7e arrondissement, perturbant ainsi la circulation dans la capitale.
Des manifestants brandissaient avant le départ des banderoles proclamant : "Pollution, les autocars sont la solution, pas le problème" ou "Le tourisme sans car, c'est comme Paris sans la Tour Eiffel".
Les chauffeurs, dont certains venus de Belgique, d'Allemagne ou du Luxembourg, répondaient à l'appel d'une quinzaine de fédérations, dont la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), l'Unostra et l'OTRE.
Les autocaristes protestent contre la décision de la mairie de Paris de bannir le diesel de la capitale à l'échéance de 2020 et d'augmenter les prix pour le stationnement des autocars à partir du 1er janvier prochain.
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Les fédérations veulent obtenir un "calendrier réaliste" pour la disparition du diesel, estimant que les sociétés de transport n'auront pas les moyens d'ici 2020 de renouveler leur flotte.
Elles demandent à la mairie que la suppression des autocars les plus anciens n'intervienne pas avant 2025 pour "laisser aux entreprises le temps de s'adapter et éviter de disparaître".
Les fédérations réclament également une remise à plat de la politique du stationnement des autocars à Paris avec l'annulation de la hausse prévue au 1er janvier 2017, et la création d'aires de stationnement adaptées.
Selon la FNTV, les tarifs de stationnement pourraient plus que tripler (+350%) en un peu plus de deux ans pour certaines catégories d'autocars, en tenant compte d'une hausse de 60% programmée début janvier.
Selon elle, de nombreuses PME sont menacées de disparition par le bannissement du diesel et la mesure pourrait avoir de graves conséquences pour le tourisme.
"La profession rappelle une évidence que les élus parisiens ne semblent pas comprendre: les investissements nécessaires pour rendre les véhicules toujours plus efficaces énergétiquement nécessitent du temps", écrit-elle dans un communiqué.
Il n'y a pas, actuellement, d'alternative à grande échelle aux véhicules diesel, ajoute-t-elle.
De nombreuses réunions de concertation ont eu lieu avec la mairie de Paris depuis janvier 2015.
Mais selon les organisations, celles-ci "n'ont quasiment pas porté leurs fruits à l'exception de la publication d'un arrêté autorisant la dépose/reprise de passagers sur les aires de livraison et aux abords immédiats des établissements hôteliers, scolaires, sportifs et culturels".
(Gérard Bon, édité par Sophie Louet)
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