Reprise des évacuations à Alep-Est après une interruption
reuters.com
reuters.com
BEYROUTH/GENEVE (Reuters) - Plusieurs bus d'un convoi arrivé mardi à Alep ont été autorisés mercredi après-midi à quitter la dernière poche rebelle dans la partie orientale de la ville du nord de la Syrie, emportant des civils qui attendaient depuis plusieurs jours dans le froid.
Le convoi d'une soixantaine de véhicules a dans un premier temps été bloqué en raison d'un désaccord sur les conditions d'évacuation survenu dans la matinée. La situation s'est réglée dans la journée.
"Les bus quittent à nouveau Alep-Est en ce moment. Nous espérons que cela va se poursuivre afin que les gens puissent être évacués d'une manière sûre", a commenté un représentant de l'Onu en Syrie dans un courrier électronique envoyé à 14h00 GMT.
L'organe de presse militaire dépendant du Hezbollah, milice libanaise chiite soutenant le gouvernement syrien, a indiqué que l'évacuation d'Alep mais également celle des villages chiites d'al Foua et Kefraya, assiégés par les rebelles dans la province d'Idlib, devraient être achevées dans les prochaines heures.
Ce calendrier était également celui avancé mardi par le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu qui affirmait que 37.500 personnes avaient pu quitter d'Alep-Est.
Le réalisme de cet objectif reste sujet à caution au vu des problèmes rencontrés par les convois ainsi que des divergences dans l'estimation du nombre de départs et du nombre de personnes toujours en attente d'évacuation, qui va selon les sources de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a précisé que le convoi d'autocars, au nombre d'une soixantaine, était entré mardi dans la dernière poche assiégée par les troupes du régime. Certains civils ont été autorisés à embarquer mais les véhicules sont restés plusieurs heures immobiles alors que les conditions météorologiques sont très éprouvantes.
Huit bus en provenance des villages chiites d'al Foua et Kefraya à destination d'Alep ont également été bloqués mardi, précise l'OSDH.
Le gouvernement syrien exige que les deux villages situés dans la province d'Idlib fassent partie de l'accord sur l'évacuation d'Alep-Est.
La télévision officielle a montré des images tournées près de la zone d'embarquement des civils à Alep, précisant que les rebelles avaient formulé de nouvelles exigences destinées, selon elle, à entraver l'accord d'évacuation.
Pour l'instant, environ 25.000 personnes ont été évacuées d'Alep-Est, selon le décompte effectué par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui participe aux opérations humanitaires.
Un responsable onusien a indiqué que 750 personnes avaient pu quitter al Foua et Kefraya.
(Ellen Francis, Stephanie Nebehay; Pierre Sérisier pour le service français)
reuters.com