Un cessez-le-feu en Syrie sera discuté en janvier à Astana
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MOSCOU (Reuters) - La mise en place d'un cessez-le-feu dans l'ensemble de la Syrie sera à l'ordre du jour des pourparlers entre le gouvernement de Damas et l'opposition mi-janvier à Astana, au Kazakhstan, a dit vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guénadi Gatilov, cité par l'agence Interfax.
La Russie est avec l'Iran, autre allié du président syrien Bachar al Assad, et la Turquie, qui soutient certains groupes rebelles "modérés", l'un des trois parrains de ces discussions de paix proposées lors d'une réunion entre les trois pays mardi à Moscou.
La Russie et la Turquie ont déjà été à l'initiative de la trêve qui a permis l'évacuation de quelque 34.000 civils et insurgés d'Alep, processus qui s'est achevé jeudi soir par la reconquête totale de la grande ville du nord de la Syrie par les forces pro-gouvernementales.
Alors que Bachar al Assad a réaffirmé jeudi sa volonté de reprendre militairement le contrôle de l'ensemble du territoire syrien, Moscou n'a pas dit quels groupes rebelles pourraient être concernés par un cessez-le-feu national.
Les précédentes tentatives de cessation des hostilités, qui avaient été négociées entre la Russie et les Etats-Unis, ont systématiquement exclu les groupes djihadistes, l'Etat islamique présent dans une grande partie de l'est de la Syrie et le Front Fatah al Cham (ex-Front el Nosra, anciennement lié à Al Qaïda) qui contrôle en grande partie la province d'Idlib, dans le nord-ouest du pays.
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L'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déclaré jeudi qu'il était de la responsabilité de l'Onu de favoriser un cessez-le-feu national pour empêcher qu'Idlib, où se massent de nombreux déplacés, ne devienne la "nouvelle Alep" en étant la cible de la prochaine campagne de bombardements russo-syriens.
L'Onu entend relancer les négociations de paix à Genève le 8 février.
(Maria Kiselyova; Tangi Salaün pour le service français)
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