La Turquie exclut la milice YPG des pourparlers d'Astana
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ANKARA (Reuters) - La Turquie refuse que la milice kurde YPG, soutenue par les Etats-Unis, participe aux pourparlers de paix sur la Syrie qu'Ankara et Moscou appellent de leurs voeux.
"Dès le départ, nous avons dit à la Russie qu'une organisation terroriste comme l'YPG ne devrait pas être à Astana", la capitale du Kazakhstan où devraient avoir lieu ces négociations intersyriennes, a déclaré vendredi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, à des journalistes.
"Si le PYD/YPG dépose les armes et commence à soutenir l'intégrité territoriale syrienne, il pourra être intégré dans le cadre d'une solution globale", a-t-il ajouté.
Le PYD (Parti de l'union démocrate), parti kurde syrien, et sa milice YPG (Unité de protection du peuple), qu'Ankara considèrent comme des groupes terroristes, contrôlent une partie du territoire nord-est de la Syrie.
La Turquie redoute particulièrement l'instauration d'une zone kurde autonome par le PYD, proche des séparatistes kurdes du PKK qu'elle combat sur son territoire.
Un cessez-le-feu parrainé par la Russie et la Turquie est entré en vigueur jeudi à 22h00 GMT en Syrie. Il doit ouvrir la voie à des négociations de paix, selon un accord annoncé jeudi par le président russe Vladimir Poutine.
Ni les Etats-Unis, en pleine transition politique, ni les Nations unies n'ont été associés aux discussions.
Mevlut Cavusoglu a déclaré que les Etats-Unis seraient les bienvenus aux pourparlers d'Astana.
(Ece Toksabay; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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