Le Labour cherche sa ligne sur l'immigration post-Brexit
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LONDRES (Reuters) - Le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a préconisé mardi une approche "raisonnable" de la question de l'immigration, un léger changement de ton visant apparemment à rassurer ceux qui au sein du Labour ont approuvé le Brexit.
Jeremy Corbyn a présenté la stratégie de son parti sur le Brexit dans un discours prononcé à Peterborough, une ville située à une centaine de kilomètres au nord de Londres qui avait voté en masse en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne lors du référendum du 23 juin dernier.
S'adressant semble-t-il aux millions de partisans du Labour inquiets d'une immigration non contrôlée, et qui pour cette raison ont pu dire "oui" au Brexit il y a six mois, Jeremy Corbyn s'est voulu rassurant.
"Le Labour ne fait pas de la liberté de circulation des citoyens de l'UE une question de principe", a-t-il déclaré. "Mais, et je ne veux pas que mes propos soient mal interprétés, nous ne l'excluons pas non plus."
"Dans le cadre de la relation post-Brexit avec l'UE, le Labour est en faveur de règles justes et d'une migration qui soit gérée raisonnablement", a-t-il ajouté. "Mais nous entendons privilégier dans les négociations l'emploi et le niveau de vie."
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La question de l'immigration est apparue en pointe lors de la campagne en vue du référendum sur le Brexit, période durant laquelle le chef de l'opposition, aux dires de certains au sein même du Labour, a éprouvé des difficultés à imprimer sa marque.
Bruxelles fait du respect de la libre circulation des ressortissants européens un des points que le Royaume-Uni devra respecter si Londres souhaite conserver un accès privilégié au marché unique une fois sorti du bloc communautaire.
Lors d'interviews accordées avant son intervention de mardi, Jeremy Corbyn a souligné que l'octroi d'un permis de travail en Grande-Bretagne pour les citoyens européens "est quelque chose qui devra être négocié, car manifestement on ne peut pas encore le décider avant de connaître les conditions de l'accès au marché unique".
Mais, a-t-il souligné mardi, "nous ne pouvons pas nous permettre de perdre l'accès aux marchés européens, dont dépendent tant d'entreprises et d'emplois en Grande-Bretagne".
La Première ministre britannique, Theresa May, doit lancer d'ici la fin du mois de mars le processus de négociations de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, un processus censé durer deux ans.
(Elizabeth Piper, Gilles Trequesser pour le service français)
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