Quatorze gardes à vue en cours dans l'affaire Kardashian
reuters.com
reuters.com
PARIS (Reuters) - Quatorze personnes étaient toujours en garde à vue mercredi dans l'enquête sur le vol à main armée dont a été victime la vedette de télé-réalité américaine Kim Kardashian début octobre 2016 à Paris, a-t-on appris de source judiciaire.
Trois personnes ont été relâchées mardi sans qu'aucune charge soit retenue contre elles.
Parmi elles figure le chauffeur qui avait été embauché pour transporter la starlette dans Paris pendant la semaine de la mode à laquelle elle participait, a précisé la source, confirmant une information du Figaro. Une femme a également été relâchée, a ajouté la source.
Le frère du chauffeur et deux autres femmes ont en revanche été maintenus en garde à vue, a-t-elle indiqué.
Parmi les gardés à vue figurent également trois membres d'une même famille (un père et deux fils) d'origine algérienne vivant dans le Val-de-Marne et connue dans le monde du banditisme, dit cette source, confirmant une information du Figaro.
Le plus âgé des hommes interpellés lundi dans le coup de filet qui avait mené à 17 arrestations, un résident de Grasse (Alpes-Maritimes) âgé de 72 ans, est lui aussi toujours en garde à vue, selon cette source.
Les enquêteurs pensent avoir mis la main sur les cinq ou six membres du commando qui a participé au vol de la célébrité américaine, ainsi que sur un groupe de receleurs présumés.
Lors de diverses perquisitions réalisées lundi, un peu plus de 200.000 euros ont été saisis, mais les enquêteurs ignorent s'il s'agit du fruit de la revente des bijoux de la vedette, précise la source judiciaire. Ses bijoux, en particulier la bague à 4 millions de dollars offerte par son mari Kanye West, restent pour le moment introuvables.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

La police scientifique a joué un rôle clé dans l'identification des auteurs présumés du vol. Une trace ADN retrouvée sur un lien en plastique noir ayant servi à entraver Kim Kardashian a en effet permis d'identifier l'un des assaillants du "No Address", la résidence hôtelière discrète où la célébrité résidait au coeur de la capitale.
(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)
reuters.com