Le patron de Samsung entendu dans l'enquête sur le scandale Park
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SEOUL (Reuters) - Le numéro un du conglomérat sud-coréen Samsung, Jay Y. Lee, est entendu jeudi en tant que suspect par le procureur spécial nommé dans l'enquête sur l'affaire de trafic d'influence présumé qui a conduit à la suspension de la présidente Park Geun-hye.
"Je suis désolé pour le peuple sud-coréen de n'avoir pas fait meilleure figure", a déclaré le fils du fondateur de Samsung à des journalistes à son arrivée devant le bureau du procureur, où il a été accueilli par des manifestations brandissant des pancartes réclamant son arrestation.
Les enquêteurs doivent décider s'ils délivrent un mandat d'arrêt à l'encontre de Lee, a déclaré le porte-parole du procureur spécial.
Les enquêteurs cherchent à vérifier si des versements de l'ordre de 30 milliards de wons (environ 24 millions d'euros) effectués par Samsung au bénéfice de deux fondations créées par Choi Soon-Sil, amie et confidente de la présidente Park et figure centrale du scandale politico-financier, sont liés à un arbitrage rendu en 2015 par le principal fonds de pension sud-coréen, supervisé par le gouvernement, en faveur de la fusion controversée de deux filiales du groupe.
Le scandale a conduit le Parlement à voter à une écrasante majorité début décembre en faveur d'une destitution de la présidente Park, qui a été en conséquence suspendue de ses fonctions. Le dernier mot reviendra à la Cour suprême, qui a jusqu'à début juin pour confirmer ou invalider sa destitution.
Park pourrait devenir la première dirigeante démocratiquement élue de la République de Corée à être contrainte de quitter ses fonctions avant le terme de son mandat.
Vice-président de Samsung Electronics, Lee, 48 ans, dirige dans les faits le conglomérat depuis que son père, Lee Kun-hee, fondateur du groupe, a été éloigné de la vie active à la suite d'une crise cardiaque en mai 2014.
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Une éventuelle arrestation de Lee ne devrait pas trop affecter les différentes composantes de Samsung, à commencer par Samsung Electronics, mais pourrait ralentir les investissements et les acquisitions du conglomérat, estiment des analystes et des actionnaires.
(Se Young Lee et Ju-min Park; Patrick Vignal pour le service français)
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