Pour le futur chef du Pentagone, les USA doivent se préparer à faire face à la Russie
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WASHINGTON (Reuters) - L'ex-général James Mattis, choisi par Donald Trump pour diriger le Pentagone dans la prochaine administration, a déclaré jeudi au Congrès que les Etats-unis devaient se préparer à faire face au comportement de la Russie dans les domaines où les deux pays ne peuvent pas coopérer.
Le militaire issu du corps des Marines, qui était entendu par la commission sénatoriale des Forces armées, n'en apporte pas moins son soutien à la volonté du futur président des Etats-Unis de renouer des liens avec Moscou.
"Nous avons noué un dialogue avec la Russie même aux heures les plus sombres de la Guerre froid, et je soutiens le désir du président élu de nouer un dialogue avec la Russie à présent", écrit-il dans des propos adressés au Congrès avant son audition dans le cadre du processus de confirmation de sa nomination.
"Dans le même temps, lorsque nous identifierons d'autres domaines où nous ne pouvons pas coopérer, nous devrons affronter le comportement de la Russie et nous défendre si la Russie choisit d'agir à l'encontre de nos intérêts", ajoute-t-il.
Trump, qui prêtera serment le 20 janvier, a admis mercredi lors de sa première conférence de presse organisée en tant que président élu que la Russie était vraisemblablement à l'origine des cyberattaques contre la direction du Parti démocrate lors de la campagne présidentielle.
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Mattis a évoqué l'implication russe dans ces cyberintrusions de même que dans la "guerre de l'information" au nombre des défis que soulève la Russie. Il a aussi énuméré des violations de traités, des opérations de déstabilisation de pays tiers et les "messages alarmants émanant de Moscou concernant l'utilisation d'armes nucléaires".
En plus de la procédure classique de confirmation de sa nomination, l'ex-général Mattis, 66 ans, va devoir obtenir une dérogation du Congrès: il n'a en effet quitté les rangs de l'armée qu'en 2013, quand la loi rend techniquement inéligible à la tête du Pentagone les ex-militaires n'ayant pas été rendus à la vie civile depuis au moins sept ans.
"Je reconnais que mon potentiel rôle civil diffère en essence et en substance de mon ancien rôle sous l'uniforme", indique Mattis dans son propos liminaire dont le texte a été diffusé à l'avance.
(Phil Stewart et Idrees Ali; Henri-Pierre André pour le service français)
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