Takata conclut un accord d'un milliard de dollars avec la justice américaine
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NEW YORK/DETROIT (Reuters) - Le groupe japonais Takata a accepté vendredi de plaider coupable des accusations portées contre lui par le département américain de la Justice dans le cadre d'un accord d'un milliard de dollars (942 millions d'euros) pour mettre un terme à l'enquête pénale ouverte dans le dossier des airbags défectueux.
L'acccord prévoit une amende pénale de 25 millions de dollars, une enveloppe pour dédommager les victimes de 125 millions, le solde de 850 millions devant servir à compenser les constructeurs ayant subi des pertes liées à des rappels massifs de véhicules, a annoncé le département de la Justice.
L'équipementier automobile, dont une centaine de million d'airbags ont fait l'objet d'une procédure de rappel dans le monde, va également être suivi par un moniteur indépendant, selon les termes de l'accord.
L'action Takata a gagné 16,5% à Tokyo en vue de cet accord dans lequel Takata a accepté de plaider coupable de fraude, à savoir d'avoir fourni des informations erronées aux autorités américaines.
Cet accord pourrait aider Takata à remporter le soutien financier d'un investisseur pour une éventuelle restructuration et pour payer les charges massives résultants de la plus vaste opération de rappel de voitures de l'histoire.
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"La conclusion de cet accord est un pas important vers la résolution de l'affaire des airbags et une étape décisive dans le processus visant à assurer un investissement dans Takata", a dit Shigehisa Takada, PDG du groupe japonais dans un communiqué.
Il a ajouté que la société "regrette profondément les circonstances qui ont débouché sur cette situation et reste totalement engagée à participer à la recherche d'une solution."
En 2015, l'Agence américaine de la sécurité routière (NHTSA) avait, dans une procédure distincte, infligé une amende de 70 millions de dollars à Takata après que le groupe a reconnu avoir été au courant du défaut de ses airbags sans pour autant organiser à temps le rappel de ses produits.
Au moins 11 personnes ont été tuées et 184 personnes ont été blessées aux Etats-Unis dans des incidents ou des accidents impliquant des airbags produits par Takata, qui sont susceptibles de se déclencher avec une force excessive dans des conditions de chaleur et d'humidité élevées.
Ces rappels ont affecté 19 constructeurs automobiles à ce jour. Selon les autorités de régulation, les rappels concerneront in fine environ 42 millions de véhicules aux Etats-Unis, avec 70 millions d'airbags Takata.
Un grand jury fédéral a de son côté inculpé trois anciens cadres de Takata dans le cadre de l'enquête pénale ouverte au sujet des airbags défectueux, montre un document rendu public vendredi.
(David Shepardson, Benoit Van Overstraeten pour le service français)
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