La Cour constitutionnelle italienne modifie la loi électorale
reuters.com
reuters.com
ROME (Reuters) - La Cour constitutionnelle italienne a jugé mercredi partiellement invalide la loi électorale actuelle, dite "Italicum", mais a laissé en place une bonne partie du mode de scrutin, dans son arrêt rendu mercredi, qui pourrait ouvrir la voie à des législatives anticipées cette année.
La Cour a rejeté l'idée que les élections législatives pourraient se tenir à deux tours, mais a accepté qu'un parti qui recueille au moins 40% des suffrages bénéficie d'une prime majoritaire.
Aucun sondage ne place le moindre parti politique près de la barre des 40% actuellement, ce qui signifie que le nouveau mode de scrutin accoucherait presque certainement d'un gouvernement de coalition, ce qui profiterait aux partis traditionnels mais pénaliserait le Mouvement 5 étoiles, qui a toujours refusé de nouer des alliances.
La loi amendée pourrait désormais être appliquée sans délai si des législatives étaient convoquées, a estimé la Cour constitutionnelle.
Le prochain scrutin législatif n'est pas prévu avant le début 2018 mais l'ex-président du Conseil Matteo Renzi, qui est toujours à la tête du Parti démocrate (PD, au pouvoir) dit souhaiter la tenue d'élections dès que possible.
Quelques minutes après l'annonce de l'arrêt de la Cour, le Mouvement 5 étoiles, qui se présente comme anti-système, a réclamé la tenue rapide d'élections anticipées, déclarant que son objectif était de remporter 40% des voix au plan national.
"Nous nous présenterons aux prochaines élections sans constituer la moindre alliance", a écrit sur son blog son fondateur, Beppe Grillo.
La loi sur laquelle s'est prononcée la Cour constitutionnelle ne concerne que la chambre des députés (chambre basse du parlement). Une autre loi couvre le mode de scrutin pour le Sénat, et le président Sergio Mattarella a déclaré que les deux modes de scrutin devraient être harmonisés d'ici les prochaines législatives.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

(Crispian Balmer, Eric Faye et Tangi Salaün pour le service français)
reuters.com