L'Onu réagit prudemment aux propos de Trump sur la torture
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GENEVE (Reuters) - Les Nations unies ont réaffirmé vendredi que la torture était illégale et que les réfugiés avaient droit à une protection, sans critiquer directement de récentes remarques du nouveau président américain Donald Trump.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont vivement dénoncé les propos de l'homme d'affaires qui a dit réfléchir au rétablissement de la simulation de noyade et des prisons secrètes de la CIA.
Donald Trump a également déclaré qu'il réexaminerait la contribution financière des Etats-Unis à l'Onu.
Rupert Colville, porte-parole des Nations unies, a déclaré lors d'un point de presse à Genève que le droit international en matière de droits de l'homme était clair sur la "prohibition absolue de la torture".
Prié à plusieurs reprises de réagir aux propos de Trump selon lequel la torture produit des résultats, il a rappelé que des sénateurs américains, dont le républicain John McCain, lui-même victime de tortures, et la démocrate Dianne Feinstein, qui a présidé une enquête sur le programme d'interrogatoires de la CIA à l'étranger sous la présidence de George W. Bush, avaient critiqué les remarques du président américain.
Le porte-parole du Haut Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme a ajouté qu'il était difficile encore pour l'Onu d'évaluer la nature de ses relations avec Donald Trump. "Nous devons définir une stratégie qui soit efficace", a-t-il dit.
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L'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a également réagi avec prudence à l'annonce par Donald Trump d'une interdiction d'accueil temporaire de tous les réfugiés sur le sol américain et d'une suspension de l'octroi de visas à l'encontre des ressortissants de Syrie et de six autres pays d'Afrique et du Moyen-Orient.
"Bien sûr, le HCR estime que les réfugiés doivent se voir offrir assistance, protection, et des opportunités de réinstallation sans égard pour leur race, leur religion ou leur ethnie", a déclaré Vannina Maestracci, porte-parole du HCR.
(Stephanie Nebehay; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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