L'immigration au coeur du programme du gouvernement autrichien
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L'immigration au coeur du programme du gouvernement autrichien
© Leonhard Foeger / Reuters
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L'immigration au coeur du programme du gouvernement autrichien
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VIENNE (Reuters) - La coalition au pouvoir en Autriche a présenté lundi un programme de 35 pages destiné à enrayer la progression de l'extrême droite dans lequel elle propose notamment d'interdire le port du voile intégral en public et de limiter l'embauche de ressortissants des pays de l'Est.
Le Parti de la liberté (FPÖ), mouvement nationaliste et islamophobe qui tire parti de la crise migratoire, est solidement en tête des intentions de vote et la présidence à échappé de peu à son candidat Norbert Hofer, le mois dernier.
Des élections législatives doivent avoir lieu en 2018 et le chancelier Christian Kern, membre du Parti social-démocrate (SPÖ), compte sur le plan présenté ce lundi pour relancer la coalition gouvernementale formée en mai avec les conservateurs du Parti populaire (ÖVP), que beaucoup jugent inefficace.
"Nous nous sommes entendus pour travailler plus vite et plus clairement", a déclaré le vice-chancelier Reinhold Mitterlehner, lors de la présentation de ce plan à la presse, en présence du chef du gouvernement.
"A nous maintenant de faire ce que font les partis de gouvernement, c'est à dire appliquer le programme", a-t-il ajouté.
Le programme en question propose donc une interdiction des voiles du type burqa ou niqab dans l'espace public, mais celle de tous les signes religieux est envisagée dans la fonction publique.
"Nous croyons en une société ouverte et basée sur la communication ouverte. Les voiles intégraux dans l'espace public s'y opposent et seront donc interdits", peut-on y lire.
L'ÖVP a par ailleurs obtenu un renforcement des mesures de sécurité, notamment le port de bracelets électroniques pour les anciens djihadistes. Il réclamait en outre l'instauration d'un plafond annuel pour les demandes d'asile, mais le SPÖ s'y est opposé. Il a revanche accepté de renforcer les contrôles aux frontières et d'accroître les incitations aux retours volontaires.
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Les deux composantes de la coalition se sont par ailleurs entendues pour exiger que 30% des sièges soient réservés à des femmes dans les conseils d'administration des entreprises et pour que les taxes sur les recettes publicitaires soient les mêmes pour les géants du web que pour la presse.
Christian Kern avait déjà proposé récemment de revenir au dispositif favorisant l'embauche de travailleurs locaux dans les secteurs qui emploient de nombreux Européens de l'Est, qui a été en vigueur de 2004 à 2011, après l'intégration de plusieurs pays de l'ex-Union soviétique.
Il y a toutefois peu de chance que la Commission européenne y consente, dans la mesure où c'est contraire au principe de libre circulation des personnes.
(Francois Murphy, Kirsti Knolle; Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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