Pas de visite de Trump en Grande-Bretagne "avant des mois"
reuters.com

Pas de visite de trump en grande-bretagne "avant des mois"
KEVIN LAMARQUE
reuters.com

Pas de visite de trump en grande-bretagne "avant des mois"
KEVIN LAMARQUE
LONDRES (Reuters) - La visite d'Etat prévue de Donald Trump en Grande-Bretagne n'aura pas lieu "avant des mois" et aucun programme ne fait pour l'instant l'objet de discussions concrètes avec Washington, a déclaré mardi la porte-parole de Theresa May.
L'invitation, qui émane de la reine Elizabeth, a été remise la semaine dernière par la Première ministre britannique lors de son entretien à la Maison blanche avec le nouveau président des Etats-Unis.
Mais la perspective de voir Trump venir au Royaume-Uni, où son décret anti-immigration suscite comme ailleurs une vaste contestation, est rejetée par une partie de l'opinion. Mardi après-midi, une pétition mise en ligne pour réclamer l'annulation de cette visite d'Etat avait recueilli plus de 1,6 million de signatures.
Les députés de la Chambre des communes débattront le 20 février de cette pétition. Le même jour, ils débattront aussi d'une deuxième pétition, celle-ci en faveur du maintien de la visite d'Etat, qui a été signée jusqu'à présent par plus de 100.000 personnes. Les pétitions atteignant la barre des 100.000 signatures doivent être automatiquement soumises à un débat parlementaire en Grande-Bretagne.
"La Première ministre a très clairement dit hier soir (lundi) que l'invitation avait été remise. Elle en était très heureuse et elle est impatiente d'accueillir le président, ce sera une visite d'Etat dans le courant de l'année", a dit la porte-parole de Theresa May aux journalistes.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"Pour ce qui est du programme de cette visite d'Etat, tout devra être travaillé en temps voulu. Nous en sommes à des mois", a-t-elle ajouté.
Selon le protocole, une visite d'Etat en Grande-Bretagne implique nécessairement une réception royale et un banquet offert par la souveraine.
La pétition contre la venue de Trump avait été lancée avant l'annonce officielle de l'invitation. Mais le mouvement a pris une vigueur nouvelle après le décret du président américain interdisant pendant 90 jours l'accès du territoire américain aux ressortissants en provenance d'Iran, d'Irak, de Libye, de Somalie, de Syrie, du Soudan et du Yémen, pendant 120 jours l'accueil de tout réfugié aux Etats-Unis, et suspend sine die l'accueil de tous les réfugiés syriens.
Sadiq Khan, le maire de Londres, devait dire mardi au chargé d'affaires américain Lewis Lukens que le décret pris par Trump, loin de renforcer la sécurité des Etats-Unis, était préjudiciable à celle-ci.
Khan, le plus illustre des hommes politiques musulmans de Grande-Bretagne, devait s'exprimer devant un parterre de diplomates étrangers, et notamment devant les ambassadeurs de certains des pays les plus touchés par l'interdiction d'entrée aux Etats-Unis, a fait savoir la mairie de Londres.
"Prendre pour cible des personnes pour des raisons touchant uniquement à leur foi ou à leur pays d'origine est cruel, empreint de préjugés et improductif", doit déclarer le maire travailliste de Londres.
(Elizabeth Piper, Kylie MacLellan et William James; Henri-Pierre André et Eric Faye pour le service français)
reuters.com