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Fragilisé par le "Penelopegate", Fillon contre-attaque

reuters.com

Publié le 04 février 2017 à 15:07 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 02:52

Fragilise par le "penelopegate", fillon denonce une chasse a l'homme

Fragilise par le "penelopegate", fillon denonce une chasse a l'homme

© Christian Hartmann / Reuters

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par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - François Fillon, dont la candidature à l'élection présidentielle est fragilisée par les soupçons d'emplois fictifs au bénéfice de sa femme et de deux de ses enfants, a fait distribuer samedi des tracts dans lesquels il dénonce une chasse à l'homme.

Selon l'entourage du candidat de la droite, ces tracts, qui proclament "Stop à la chasse à l'homme ! Trop c'est trop", ont été tirés à trois millions d'exemplaires, dont un million pour la seule Ile-de-France.

Ils dénoncent une "machination ourdie par des officines" pour "empêcher la candidature de François Fillon" et accusent "une partie de la presse" de réserver à l'ancien Premier ministre un traitement "totalement déséquilibré".

"Les masques sont tombés : la gauche dans toutes ses composantes n'a plus qu'un seul objectif : barrer la route au seul candidat capable de la battre et de vaincre (la présidente du Front national) Marine Le Pen", lit-on dans ces documents.

"L'heure est grave, elle n'est pas aux atermoiements", ajoutent-ils, avant d'énumérer 10 mesures phares proposées par le candidat, dont sont cependant absentes ses propositions les plus contestées sur la protection sociale ou la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires.

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L'ancien Premier ministre, qui faisait figure de favori pour la présidentielle après sa victoire, aussi large qu'inattendue, dans la primaire de la droite fin novembre, dégringole depuis quelques jours dans les sondages.

Les derniers le donnent éliminé dès le premier tour du scrutin, au bénéfice de l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron, et des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent dans son parti, Les Républicains (LR), publiquement ou discrètement, pour envisager son retrait de la course à l'Elysée.

L'une des dernières en date est celle du patron de LR dans les Bouches-du-Rhône, le sénateur Bruno Gilles.

"Jour après jour, cette affaire est dévastatrice, on ne peut pas attendre encore quinze jours", a-t-il déclaré samedi à France Bleu Provence, précisant qu'il fallait envisager très rapidement "un plan B".

LES INCONNUES D'UN PLAN B

Si la question d'un plan B n'est plus tabou jusqu'au sommet du parti, son élaboration difficile dans une situation inédite et à haut risque pour la cohésion du principal parti de droite semble freiner les ardeurs de ses promoteurs les plus actifs.

L'équation est en effet à multiples inconnues : comment convaincre François Fillon de jeter l'éponge ? Comment choisir et désigner un candidat de substitution ? Comment assurer sa légitimité ? Comment remobiliser les militants et l'électorat de droite sur son nom ? Sur quel programme ?

Le risque de réactiver les lignes de fracture au sein du parti, notamment entre partisans du maire de Bordeaux, Alain Juppé, et de l'ancien président Nicolas Sarkozy, est grand.

Ces difficultés font pour le moment l'affaire de François Fillon, entré en résistance et qui poursuit sa campagne vaille que vaille.

Il est certes le grand absent de ce week-end, alors que ses principaux adversaires tiennent meeting à Paris (Benoît Hamon) ou à Lyon (Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon) pour relancer leur propre campagne présidentielle.

Mais il a prévu plusieurs déplacements en province la semaine prochaine, à Troyes, Juvisy-sur-Orge et Poitiers, avant un déplacement prévu du 10 au 13 février à La Réunion.

Signe de sa volonté de contre-attaquer, il a adressé vendredi soir un message vidéo à ses troupes, sur Facebook :

"Je vais me battre de toutes mes forces (...) Je tiendrai bon face à ceux qui, dans l'ombre, tentent de m'atteindre, parce qu'en voulant m'atteindre ils veulent vous contraindre à baisser les yeux, ils veulent vous contraindre à baisser la tête devant une gauche qui une fois encore cherche à nous abattre".

"Ne baissez pas les yeux, ne baissez pas la tête, tenez la ligne", ajoute-t-il "Ensemble, nous allons traverser cette épreuve et (...) marcher vers la victoire."

(Avec Sophie Louet.)

reuters.com

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