Intervention policière à Kinshasa contre le chef d'une secte séparatiste
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KINSHASA (Reuters) - La police congolaise a fait irruption mardi matin au domicile du chef d'une secte séparatiste à Kinshasa, sans parvenir à l'interpeller, et l'opération a fait quatre morts, ont rapporté des témoins et des membres de la secte.
Plusieurs dizaines de policiers armés ont participé à l'assaut de la résidence de Ne Muanda Nsemi, prophète autoproclamé du Bundu dia Kongo (BDK), fondé dans les années 1980 et qui affirme vouloir recréer le royaume pré-colonial du Kongo, qui couvrait une vaste partie de l'Afrique centrale.
"Nous recherchons (Muanda Nesmi). Nous allons le trouver", a déclaré le ministre de la Communication, Lambert Mende, sans préciser de quoi l'homme était accusé. Il a nié que la police ait tiré à balles réelles.
Le colonel Pierre Mwanamputu, porte-parole de la police, a déclaré que des partisans de Muanda Nsemi s'étaient rendus coupables lundi d'un "mouvement insurrectionnel armé" dans un autre quartier de Kinshasa.
Des membres du BDK ont déclaré que les quatre décès étaient dus au refus de la police de permettre à des blessés de recevoir des soins médicaux.
Au début du mois, au moins huit adeptes de Nsemi ont été tués dans des affrontements avec la police à Kimpese, une ville de la province du Bas-Congo, dans le sud-ouest du pays, habituellement épargnée par les violences qui marquent d'autres régions du pays.
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Des analystes notent que le refus de Joseph Kabila de quitter la présidence à l'expiration de son mandat, en décembre dernier, a conduit à un regain d'activité de multiples groupes armés.
(Benoît Nyemba avec Aaron Ross; Henri-Pierre André et Marc Angrand pour le service français)
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