Coup d'envoi de la campagne pour les législatives néerlandaises
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Coup d'envoi de la campagne pour les legislatives neerlandaises
WOLFGANG RATTAY
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Coup d'envoi de la campagne pour les legislatives neerlandaises
WOLFGANG RATTAY
par Toby Sterling
AMSTERDAM (Reuters) - Les élections législatives néerlandaises du 15 mars, dont la campagne débutent mercredi, permettront de mesurer l'ampleur de la propagation dans la zone euro du mouvement de rejet de l'ordre établi déjà à l'origine de la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis et de la rupture entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne.
Le scrutin sera à n'en pas douter dominé par la personnalité de Geert Wilders, admirateur déclaré du nouveau locataire de la Maison blanche, pourfendeur de l'islam et de l'UE, qui promet un "printemps patriotique" à l'Europe entière, en pensant aux élections présidentielle et législatives françaises du printemps comme au scrutin fédéral allemand de septembre.
Le Parti pour la liberté (PVV), qu'il dirige, est en tête des intentions de vote depuis près de deux ans. Face à lui, le Premier ministre sortant, Mark Rutte, issu du Parti populaire libéral et démocrate (VVD, conservateur), table sur la reprise économique pour redorer une image considérablement dégradée par les mesures d'austérité prises entre 2012 et 2014.
Malgré l'avance du PVV, les législatives ont peu de chance de se solder par un séisme politique aux Pays-Bas, pour une raison simple: l'émiettement des forces en présence. Pas moins de 31 partis sont en lice dans ce pays de 17 millions d'euros d'habitants et 14 semblent en mesure de décrocher au moins un des 150 sièges en jeu. Tous sauf un ont exclu de s'allier à la formation de Wilders, créditée de 20% des intentions de vote, soit quatre points de plus que le VVD.
"L'immense majorité des Néerlandais ne votent pas pour Wilders. S'il n'y a que des nains et que l'un d'eux est plus grand que les autres, les gens pensent souvent par erreur qu'il s'agit d'un géant", résume Kristof Jacobs, professeur à l'université de Nimègue.
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QUATRE PARTIS AU MOINS DEVRONT S'ASSOCIER POUR GOUVERNER
Derrière le PVV et le VVD, les trois formations qui se disputent les places d'honneur totalisent seulement 10% des intentions de vote. Quatre partis au moins devront donc s'associer pour former une coalition gouvernementale, ce qui devrait empêcher Wilders d'accéder au pouvoir et d'appliquer un programme qui propose entre autres un "Nexit", version néerlandaise du Brexit, la fermeture des frontières aux musulmans et l'abandon de l'euro au profit d'un retour du florin.
En décembre, le chef de file du PVV a été condamné pour incitation à la discrimination pour avoir scandé des slogans hostiles aux Marocains en 2014 lors d'un rassemblement électoral.
Si, comme prévu, son parti l'emporte sans pouvoir former de majorité parlementaire, Mark Rutte pourra tenter de réunir des partis centristes qui n'ont guère en commun que leur hostilité à l'extrême droite.
Dans ce cas, "nous allons faire du sur-place et expédier les affaires courantes jusqu'à la formation d'une nouvelle coalition. Cela pourrait durer quatre ans", a commenté mardi le ministre des Finances, Jeroen Dijsselbloem.
Selon un sondage de l'institut Motivaction publié mardi, environ 37% des électeurs n'ont fait encore fait leur choix.
(avec Stephanie van den Berg; Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Marc Angrand)
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