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Marine Le Pen dément avoir reconnu des emplois fictifs d'assistants

reuters.com

Publié le 17 février 2017 à 12:19 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 02:49

Marine le pen dement avoir reconnu des emplois fictifs d'assistants

Marine le pen dement avoir reconnu des emplois fictifs d'assistants

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PARIS (Reuters) - Marine Le Pen, dont la popularité n'a pas été atteinte jusqu'à présent par l'affaire de ses attachés parlementaires au Parlement européen, récuse tout parallèle avec son adversaire de droite François Fillon, visé par des soupçons d'emplois fictifs.

Mais la publication jeudi d'extraits du rapport d'enquête de l'Office européen de lutte contre la fraude (Olaf) par Mediapart et Marianne, a placé la candidate à la présidentielle sur la défensive.

"Il n'y a absolument rien de fictif, ni d'emplois fictifs, ni rien de tout cela, dans ce dossier", a-t-elle déclaré vendredi sur France Bleu.

Selon Marine Le Pen, les soupçons de l'Olaf ont été nourris par une simple régularisation comptable dont elle dit avoir fourni "toutes les preuves", sans pour autant être entendue par l'organisme européen.

Le rapport de l'Olaf est désormais entre les mains de la justice française, qui a ouvert le 15 décembre dernier une information judiciaire pour abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé dans l'enquête sur ces soupçons de fraude relative à l'emploi par le FN d'assistants parlementaires.

Marine Le Pen dénonce depuis le début de la procédure une "opération politique" montée notamment par l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz et par l'Olaf, contre lequel elle a porté plainte à Bruxelles.

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Elle dit assumer le fait d'avoir salarié son garde du corps Thierry Légier et sa chef de cabinet Catherine Griset, affirmant qu'ils l'assistaient à la fois au Front national et au Parlement européen.

Mais le rapport de l'Olaf met à mal sa défense, selon Mediapart et Marianne, pour qui la candidate est soupçonnée d'avoir notamment fabriqué un faux contrat de travail pour Thierry Légier.

"IMPOSSIBILITE MATÉRIELLE"

Le garde du corps aurait été rémunéré par l'Union européenne de septembre à décembre 2009 - 1.620 euros net par mois pour 12 heures de travail par semaine - puis de octobre à décembre 2011 - près de 7.240 euros net par mois pour un trois quarts temps.

Mais lors de son premier contrat, Thierry Légier était également le garde du corps de Jean-Marie Le Pen, selon l'Olaf qui révèle la "contradiction" et l'"impossibilité matérielle" d'un tel emploi du temps.

Concernant la deuxième période d'embauche, Marine Le Pen aurait expliqué qu'elle "n'avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois", l'objet de cette opération ayant été d'obtenir du Parlement "la régularisation de dépenses antérieures qui n'avaient pas été payées par ce dernier."

Mais pour le Parlement européen, aucun contrat n'a été accepté comme moyen de régularisation, l'Olaf estime donc que "le bulletin de salaire (...) constituerait un faux".

L'avocat de Marine Le Pen, Me Marcel Ceccaldi, a démenti vendredi que sa cliente ait reconnu le moindre emploi fictif, répétant que le problème venait d'une régularisation comptable, dont toutes les pièces ont été fournies à l'Olaf.

"Ma cliente n'a jamais reconnu avoir salarié fictivement son assistant mais a fait procéder à une régularisation comptable", écrit-il dans un communiqué.

"Les sommes versées au tiers-payant (seul habilité à rédiger les feuilles de paie et à verser leurs salaires aux assistants) et non reversées au salarié l'ont été au titre d'une régularisation tout à fait légitime", ajoute-t-il.

Marine Le Pen avait annoncé fin janvier qu'elle ne rembourserait pas près de 300.000 euros que le Parlement européen lui réclame pour avoir notamment rémunéré comme assistante parlementaire Catherine Griset.

La candidate à la présidentielle devrait donc se voir retirer la moitié de son salaire et de ses indemnités journalières, ainsi que la totalité de ses frais généraux, indique une source proche du Parlement européen.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

reuters.com

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