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Nous ne voulons pas confisquer le pétrole de l'Irak, dit Mattis

reuters.com

Publié le 20 février 2017 à 10:03 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 02:48

Mattis en irak en pleine reprise de la bataille de mossoul

Mattis en irak en pleine reprise de la bataille de mossoul

YURI GRIPAS

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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par Phil Stewart

BAGDAD (Reuters) - L'armée américaine n'est "pas en Irak pour confisquer le pétrole d'autrui", a déclaré le secrétaire américain à la Défense James Mattis, prenant ses distances par rapport à des propos tenus par Donald Trump à ce sujet.

Le chef du Pentagone est le plus haut responsable de la nouvelle administration américaine à se rendre en Irak depuis que Donald Trump a irrité les Irakiens en promulguant un décret - suspendu par la justice américaine - censé interdire provisoirement aux ressortissants de sept pays, dont l'Irak, de se rendre aux Etats-Unis.

Le président américain a également froissé Bagdad en estimant que les Etats-Unis auraient dû s'emparer du pétrole irakien après avoir renversé Saddam Hussein en 2003.

"Nous aurions dû garder le pétrole. Mais bon, peut-être aurez-vous une nouvelle occasion de le faire", a dit Donald Trump en janvier à des responsables de la CIA.

James Mattis a écarté clairement toute intention de ce genre. "Nous ne sommes pas en Irak pour confisquer le pétrole d'autrui", a-t-il dit avant même son arrivée en Irak, dimanche soir, à des journalistes qui l'accompagnaient dans son déplacement.

"Tout le monde, en Amérique, paie son gaz et son pétrole, et je suis certain que nous continuerons de le faire à l'avenir", a dit James Mattis, ancien général du corps des "Marines", qui a naguère commandé les forces en Irak.

Ses dernières déclarations illustrent les divergences qu'il a sur certains dossiers avec Donald Trump, lequel reconnaît par exemple que son secrétaire à la Défense n'est pas d'accord avec lui sur l'opportunité de recourir à la torture lors d'interrogatoires.

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James Mattis se montre plus critique que Donald Trump envers le président russe Vladimir Poutine, et il a déclaré ne pas avoir de problèmes avec la presse, en qui le nouveau président dit voir "l'ennemi du peuple américain".

Le secrétaire américain à la Défense, qui a été reçu par les dirigeants irakiens, a entamé sa visite à Bagdad, lundi, au lendemain de la reprise de l'offensive de Mossoul, dernier grand fief urbain des djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak, menée avec l'appui de la coalition internationale sous commandement américain.

SADR RÉCLAME LE RETRAIT DES AMERICAINS

Après la partie orientale, reconquise en 100 jours, les forces pro-gouvernementales irakiennes appuyées par la coalition internationale sous commandement américain sont passées dimanche à l'assaut de la moitié ouest.

Trump a fait de la lutte contre l'EI l'une des priorités de son mandat et son secrétaire à la Défense pourrait décider d'accroître les effectifs américains en Irak et en Syrie, qui sont actuellement de moins de 6.000 hommes. D'autres options, telles que l'envoi d'hélicoptères de combat ou de pièces d'artillerie en plus grand nombre, sont également à l'étude.

L'état-major américain souhaite en outre obtenir davantage d'autonomie dans le processus de décisions de façon à adapter plus rapidement les choix tactiques.

Sur le front diplomatique, James Mattis a déclaré le mois dernier au Sénat américain que l'objectif numéro un des Etats-Unis était de faire en sorte que l'Irak "ne devienne pas un Etat inféodé au régime de Téhéran".

L'influent dignitaire chiite irakien Moktada al Sadr a demandé lundi au gouvernement de Bagdad d'ordonner aux Américains de retirer leurs forces du pays lorsque la bataille de Mossoul aura pris fin.

"Le gouvernement irakien doit exiger que toutes les forces d'occupation et forces dites amies quittent l'Irak, afin de préserver le prestige et la souveraineté de l'Etat", a dit le religieux chiite. James Mattis n'a pas tenu à commenter directement les propos de Sadr, se bornant à dire que c'était là une question de politique intérieure irakienne.

(Jean-Philippe Lefief et Eric Faye pour le service français)

reuters.com

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