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Hamon, qui n'a "pas d'adversaire à gauche", cible Macron

reuters.com

Publié le 27 février 2017 à 11:02 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 02:46

Hamon, qui n'a "pas d'adversaire a gauche", cible macron

Hamon, qui n'a "pas d'adversaire a gauche", cible macron

© Pascal Rossignol / Reuters

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PARIS (Reuters) - "Je n'ai pas d'adversaire à gauche", a déclaré lundi le candidat socialiste à l'élection présidentielle, Benoît Hamon, après avoir acté le désaccord sur une candidature unique avec le représentant de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon

"Maçon de l'unité" de son camp, l'ancien ministre de l'Education nationale a dit vouloir réserver ses flèches à la droite sans épargner Emmanuel Macron, candidat hors partis actuellement bien placé dans les sondages d'opinion.

"Je n'ai pas d'adversaire à gauche, moi je me concentre sur le fait que l'adversaire, c'est d'abord la droite", a déclaré Benoît Hamon, invité de la matinale de France Inter.

Depuis la primaire organisée fin janvier par le PS, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont dialogué sans conviction, aucun des deux n'étant disposé à renoncer à leur candidature.

Les deux hommes n'ont pu que constater leurs divergences lors d'un ultime dîner, vendredi, tout en convenant d'un "code de respect mutuel" dans la campagne

Un accord a en revanche été signé entre le PS et les Verts, conduisant au retrait de la candidature de l'écologiste Yannick Jadot au profit de Benoît Hamon, une première depuis 43 ans.

"J'aurais aimé pouvoir vous dire qu'il n'y a qu'une candidature à gauche", a dit Benoît Hamon. "Maintenant (...), la responsabilité comme candidat investi par une primaire, démocratiquement, elle est de me tourner vers l'avenir, de tout mettre en oeuvre pour rassembler au-delà de cette question-là".

"Je serai jusqu'au bout un maçon, un architecte de l'unité", a insisté le candidat, qui a présenté dimanche un organigramme de campagne complété avec des personnalités de divers courants du PS, comme les ex-ministres Arnaud Montebourg et Vincent Peillon.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon sont crédités chacun de 10 à 15% des voix dans les sondages d'intentions de vote, avec un léger avantage pour le socialiste. Malgré le danger d'un émiettement des voix, ce dernier juge une victoire possible, à deux mois d'un scrutin très indécis.

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"Il y a deux ou trois mois de cela, on imaginait la gauche totalement disqualifiée, elle ne l'est plus. Les écologistes viennent de décider pour la première fois depuis 1974 de ne pas avoir de candidat. Ce qui se passe là, c'est une nouvelle page qui s'écrit", a-t-il plaidé sur France Inter.

MACRON : "LE PROGRAMME DE FILLON, LE SOURIRE EN PLUS"

Yannick Jadot lui a fait écho sur Europe 1.

"Cette fois, l'opportunité nous est offerte de gagner et de mettre en place toutes les politiques que l'on défend depuis des années", a-t-il dit à propos de la plate-forme "rose-verte", qui a été approuvée par les militants écologistes.

Candidat du "futur désirable", Benoît Hamon s'est posé en défenseur du clivage droite-gauche, que tente de dépasser son ancien collègue Emmanuel Macron.

"Il faudra s'interroger sur la démarche de ceux qui, comme Emmanuel Macron, veulent effacer un clivage qui pourtant est une garantie du bon fonctionnement de la démocratie", a-t-il estimé.

Benoît Hamon l'a comparé au candidat de la droite, François Fillon : "une droite brutale" d'une part et, de l'autre, un projet de "centre-droit" qui "ne propose rien d'autre finalement que le programme de Fillon, le sourire en plus".

Il lui a aussi reproché de ne pas s'être suffisamment élevé contre le projet de déchéance de nationalité, de s'entourer de personnalités clivantes comme Alain Minc ou encore d'être opaque sur le nom de ses gros donateurs.

Comme le candidat de la droite, Emmanuel Macron propose une forte réduction des dépenses publiques et une baisse du nombre de fonctionnaires.

Partisan d'un renforcement de la fonction publique dans l'éducation, la santé et la sécurité, Benoît Hamon refuse en outre de laisser les politiques publiques être dictées par la règle du respect des 3% de déficit public de la monnaie unique.

(Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

reuters.com

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