Les USA déploient un système antimissile en Corée du Sud
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Les usa deploient un systeme antimissile en coree du sud
© Kacper Pempel / Reuters
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par James Pearson et Ju-min Park
SEOUL (Reuters) - Les Etats-Unis ont entamé le déploiement en Corée du Sud du système de défense antimissile THAAD en réponse aux nouveaux tirs de missiles effectués lundi par la Corée du Nord.
"Les provocations répétées de la Corée du Nord confirment la sagesse de notre décision prise l'an dernier de déployer le système THAAD en Corée du Sud", dit le commandant de l'armée américaine dans le Pacifique, l'amiral Harry Harris, dans un communiqué émis mardi.
La Maison blanche avait annoncé que la livraison de ce système de défense, initialement prévue à l'automne, allait être accélérée en dépit des fortes objections de la Chine.
Les quatre missiles tirés lundi par la Corée du Nord sont tombés en mer au large des côtes nord-ouest du Japon. Ces tirs ont été effectués quelques jours après la promesse par Pyongyang de représailles contre des manoeuvres militaires entre les Etats-unis et la Corée du Sud dans la péninsule.
L'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a présenté mardi ces tirs comme des exercices en vue de préparer une attaque contre des bases américaines.
"Dans le coeur de nos artilleurs (...) il y avait un désir ardent de riposter impitoyablement contre les bellicistes qui continuent à mener leurs exercices conjoints", écrit KCNA.
"(Kim Jong-un) a donc ordonné à la Force stratégique de se maintenir en état d'alerte comme l'exige la situation sombre qui pourrait voir éclater une guerre à tout instant, et à se tenir prête à réagir rapidement et (...) à ouvrir le feu sur l'ennemi pour le détruire", poursuit l'agence, précisant que le dirigeant nord-coréen avait supervisé en personne les tirs de missiles.
RÉUNION À L'ONU MERCREDI
Donald Trump s'est entretenu avec le président sud-coréen par intérim, Hwang Kyo-ahn, et avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, de la menace posée par Pyongyang.
Il a assuré les deux pays du plein soutien de Washington.
"Le Japon et les Etats-Unis sont convenus que les derniers tirs de missiles nord-coréens ont constitué une violation très claire des résolutions de l'Onu et représenté une provocation contre la communauté régionale et internationale", a déclaré Shinzo Abe à la presse.
Le Conseil de sécurité de l'Onu se réunira mercredi à la demande de Washington et de Tokyo.
Les ministres de la Défense des pays concernés se sont aussi concertés au téléphone et le porte-parole de la Maison blanche, Sean Spicer, a confirmé peu après que les Etats-Unis allaient accélérer le déploiement en Corée du Sud du système de défense antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense).
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Selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, qui cite le ministère de la Défense, deux batteries antimissile sont arrivées sur le sol sud-coréen. Le système pourrait être opérationnel au début du mois avril.
LA CHINE DÉNONCE LE DÉPLOIEMENT
L'annonce de ce déploiement a provoqué par le passé de vives protestations de Pékin, qui a pris des mesures de rétorsion économique visant notamment les secteurs de l'aviation commerciale et du tourisme sud-coréens. Séoul a dit mardi qu'elle pourrait saisir l'Organisation mondiale du commerce (OMC) si la Chine persistait dans cette voie.
La Chine juge le système THAAD inutile et craint que le puissant radar qu'il comporte ne compromette sa sécurité tout en ne faisant rien pour faire baisser la tension dans la péninsule coréenne.
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a réitéré mardi la vive opposition de Pékin à la présence dans la région de ce système de défense.
"Les Etats-Unis et la Corée du Sud vont assumer les conséquences de ceci. Nous invitons à nouveau les parties concernées à cesser le processus de déploiement et à ne pas s'entêter à aller dans la mauvaise voie", a-t-il dit.
La Russie a aussi réagi, par le biais de son ministère des Affaires étrangères, jugeant que cette décision conduisait la situation dans la péninsule coréenne dans une impasse.
Lors de sa conversation avec Shinzo Abe, a dit le porte-parole du gouvernement japonais, Donald Trump a insisté sur l'importance du rôle de la Chine, seul allié de Pyongyang, dans la résolution de la crise nord-coréenne.
Selon l'armée japonaise, les missiles tirés lundi ont volé un millier de km, ce qui leur aurait aisément permis de frapper des bases américaines dans la région.
(Avec Daewoung Kim à Séoul, Kaori Kaneko à Tokyo, Phil Stewart à Washington et Ben Blanchard à Pékin, Tangi Salaün et Gilles Trequesser pour le service français)
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