L'opposition sud-coréenne critique la sortie de Park Geun-hye
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L'opposition sud-coreenne critique la sortie de park geun-hye
© Toru Hanai / Reuters
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L'opposition sud-coreenne critique la sortie de park geun-hye
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par Ju-min Park
SEOUL (Reuters) - L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye fait face lundi aux critiques de l'opposition qui lui reproche de ne pas avoir reconnu explicitement son éviction de la présidence.
La Cour constitutionnelle sud-coréenne a confirmé vendredi à l'unanimité de ses huit juges sa destitution massivement votée débuté décembre par les députés pour son implication dans une affaire de trafic d'influence.
Park, qui se défend de toute malversation, a quitté dimanche soir la Maison bleue, siège de la présidence sud-coréenne, et regagné sa résidence privée dans le quartier huppé de Gangnam, à Séoul.
"Je suis désolée de ne pas avoir pu aller au terme du mandat de présidente qui m'avait été confié", a-t-elle fait savoir dimanche par l'intermédiaire d'un porte-parole. "Cela prendra du temps, mais je suis convaincue que la vérité triomphera", a-t-elle ajouté.
Ses propos, premières déclarations depuis la confirmation de sa destitution, ont été fraîchement accueillies par l'opposition.
"Même au moment où elle est partie, elle a refusé de dire un mot pour se repentir devant le peuple, mais a parlé de telle et telle vérité et n'a déclaré rien d'autre que de la désobéissance", a jugé lundi Choo Mi-ae, le chef de file du Parti démocrate, premier parti d'opposition, lors d'une réunion publique.
Son candidat à l'élection présidentielle anticipée du 9 mai, Moon Jae-in, battu par Park au scrutin de décembre 2012, fait la course en tête dans les sondages sur les intentions de vote.
Autre candidat à la présidentielle, Yoo Seong-min, du petit parti de droite Bareun, s'est dit "choqué" par les déclarations "regrettables" de l'ex-présidente. "Contester la décision de la Cour constitutionnelle équivaut à une trahison du peuple et à une trahison de la Constitution", a-t-il dit.
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CONVOCATION DEVANT LA JUSTICE
De nombreux Sud-Coréens partagent la même interprétation de ces déclarations, qu'ils considèrent comme une contestation de la décision de la Cour constitutionnelle.
Désormais privée de son immunité présidentielle, Park Geun-hye, première dirigeante démocratiquement élue de Corée du Sud ainsi écartée du pouvoir, va devoir à présent répondre des accusations de la justice.
Le Parti démocrate réclame qu'elle soit traitée comme une suspecte et qu'elle coopère à l'enquête. "Les procureurs doivent dénicher la vérité et sanctionner tout crime via une enquête rapide et minutieuse", a ajouté Choo Mi-ae.
Dans ses conclusions publiées il y a une dizaine de jours, le procureur spécial chargé de l'affaire a déclaré que Park Geun-hye s'était rendue coupable de collusion pour obtenir que de grands groupes industriels financent des fondations créées par son amie et confidente Choi Soon-sil pour soutenir son action politique.
Le conglomérat Samsung est notamment dans le collimateur de l'enquête, désormais entre les mains de la justice ordinaire.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du bureau des procureurs du district central de Séoul. Mais selon des médias sud-coréens, l'ex-présidente Park pourrait être convoquée dès cette semaine.
(avec Suyeong Lee et Hyunjoo Jin; Julie Carriat et Henri-Pierre André pour le service français)
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