Les intempéries freinent l'armée irakienne à Mossoul
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Les intemperies freinent l'armee irakienne a mossoul
YOUSSEF BOUDLAL
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Les intemperies freinent l'armee irakienne a mossoul
YOUSSEF BOUDLAL
par Patrick Markey
MOSSOUL, Irak (Reuters) - De fortes pluies s'abattaient jeudi à Mossoul, freinant la progression des forces gouvernementales irakiennes qui s'efforcent toujours d'encercler la Vieille ville où sont retranchés les combattants du groupe Etat islamique (EI).
Leur avancée est également ralentie par la résistance des djihadistes qui multiplient les attentats à la voiture piégée et des sabotages de bâtiments, ont rapporté jeudi des officiers irakiens.
Les hommes de la police fédérale et de la forces de Réaction rapide, les unités d'élite du ministère irakien de l'Intérieur, ne sont plus qu'à 500 mètres de la Grande mosquée Al Nouri où le chef de l'EI Abou Bakr Al Baghdadi s'était autoproclamé calife, pendant l'été 2014, et en haut de laquelle flotte encore l'étendard noir des combattants islamistes.
Les forces pro-gouvernementales, appuyées par les moyens de la coalition internationale sous commandement américain, ont lancé une contre-offensive le 17 octobre dernier. Après avoir repris en une centaine de jours les quartiers situés sur la rive gauche du Tigre, elles se sont lancées le 19 février à la conquête de la rive droite.
Bagdad a annoncé mercredi avoir repris un troisième pont sur le Tigre. Le Pont de fer relie la partie orientale de Mossoul, reconquise en janvier par les forces gouvernementales, à la Vieille ville, sur la rive occidentale du fleuve.
Selon le général Haïdar Dhirgham, de la police fédérale irakienne, les troupes de Bagdad ont depuis progressé en tenaille vers la Vieille ville mais sont exposées à la résistance des djihadistes. Jeudi matin, ces derniers ont lancé trois attaques kamikaze à la voiture piégée.
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"LIBERATION DANS UN MOIS"
"Nous défendons les positions capturées hier. La résistance est forte dans cette zone, avec des tireurs embusqués et des voitures piégées", a-t-il dit.
"Il ne reste plus que quelques quartiers comme la Vieille ville où (les rues) sont trop étroites pour que nos forces puissent y entrer prochainement", a poursuivi Dhirgham.
"Je m'attends à la libération complète de Mossoul dans un mois", a-t-il ajouté.
Dans la matinée de jeudi, les forces gouvernementales ont tenté d'encercler la vieille ville pour y piéger les combattants de l'EI. Dans la nuit, plusieurs autres secteurs de la partie occidentale de Mossoul ont été repris, dont l'hôpital.
La progression de l'armée a ensuite été ralentie par les voitures piégées par l'EI, les bombes dissimulées dans des bâtiments et le long des artères de la ville, avant d'être stoppée par les fortes pluies qui s'abattent sur la ville.
Les djihadistes ont de leur côté tenté de contre-attaquer, notamment en tirant des obus de mortiers auxquels les forces gouvernementales ont riposté.
Un officier de la police fédérale a déclaré à Reuters que les commandants des forces gouvernementales avaient décidé de se réunir pour ajuster leur stratégie dans la vieille ville.
"Les nouveaux plans doivent s'adapter à ce nouveau terrain, à ces ruelles étroites et sinueuses", a-t-il dit. "Les rues étroites nous empêchent d'utiliser nos véhicules blindés et exposent nos soldats au feu ennemi. De nouveaux plans sont à l'étude pour résoudre ces questions."
Bagdad estime à 6.000 le nombre de djihadistes toujours présents dans le dernier bastion urbain de l'EI en Irak.
La tactique des forces gouvernementales doit également prendre en compte la présence d'un grand nombre de civils dans les zones encore tenues par les combattants de l'EI et dissuade l'armée de bombarder leurs positions à l'arme lourde.
Des milliers d'habitants de Mossoul ont fui ces derniers jours pour rejoindre les lignes des forces gouvernementales, mais il est trop tôt pour dresser un bilan du nombre de pertes civiles.
(Henri-Pierre André et Nicolas Delame pour le service français)
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