Référendum turc: plus de meetings en Allemagne
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Referendum turc: plus de meetings en allemagne
FABIAN BIMMER
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Referendum turc: plus de meetings en allemagne
FABIAN BIMMER
BERLIN/ANKARA (Reuters) - Les dirigeants turcs ne tiendront plus de réunions électorales en Allemagne avant le référendum constitutionnel du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs du président, ont annoncé mardi les organisateurs.
"Nous n'organiserons pas d'autre événement avec les représentants du gouvernement turc avant le référendum", a déclaré le président de l'Union des démocrates turcs européens (UETD), Zafer Sirakaya, au magazine allemand Wirtschaftswoche.
En Turquie, un responsable de l'AKP, le parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan, a déclaré qu'il y aurait quelques "activités de propagande pour le référendum" cette semaine en Europe mais que le gouvernement turc concentrerait ses efforts sur la Turquie à partir de la semaine prochaine.
Au ministère allemand des Affaires étrangères, on salue la nouvelle inattendue. On indique que cela devrait permettre d'organiser dans la tranquillité les opérations de vote des quelque 1,4 million d'électeurs turcs qui vivent en Allemagne. Le vote aura lieu dans 13 consulats et sites divers en Allemagne du 27 mars au 9 avril.
Ce geste d'apaisement est intervenu après plusieurs semaines une escalade verbale entre la Turquie et l'Allemagne à propos des meetings que voulaient tenir des dirigeants turcs pour promouvoir le oui au référendum du 16 avril.
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Le président Erdogan a accusé l'Allemagne de pratiques "nazies" après l'interdiction par les communes concernées de plusieurs réunions électorales pour des raisons de sécurité.
Angela Merkel a demandé à Ankara de cesser ses comparaisons avec le nazisme, mais le président turc a répété son message discours après discours, et mardi une fois encore.
"Trop, c'est trop!" a déclaré mardi Volker Bouffier, ministre-président du Land de Hesse et vice-président de l'Union chrétienne-démocrate (CDU). "M. Erdogan et son gouvernement ne sont pas bienvenus dans notre pays, et cela doit maintenant être bien compris", a-t-il dit au micro de DeutschlandFunk.
Selon plusieurs médias allemands, Erdogan envisageait de se rendre ce mois-ci en Allemagne pour tenter de mobiliser la diaspora en faveur du "oui" au référendum, mais Berlin a dit ne pas avoir reçu de demande officielle pour ce déplacement.
Volker Bouffier estime qu'une telle visite poserait des problèmes de sécurité. "Quelqu'un qui nous insulte de cette manière ne peut pas s'attendre à ce que nous rassemblions des milliers de policiers pour le protéger", a-t-il dit.
Reiner Haseloff, ministre-président CDU de Saxe-Anhalt, a tenu des propos similaires au quotidien Die Welt de mardi.
"Ceux qui nous comparent aux nazis ne sont pas les bienvenus. Ce n'est pas acceptable", a-t-il déclaré.
Lundi, Angela Merkel avait à nouveau dit à Ankara de cesser ses comparaisons avec le nazisme et dit que Berlin bloquerait la venue des responsables turcs s'ils ne respectaient pas la législation allemande qui interdit explicitement de dénigrer le gouvernement.
(Gernot Heller, Andrea Shalal, Andreas Rinke et Reuters TV à Berlin; Tuvan Gumrukcu et Ece Toksabay à Istanbul; Jean-Stéphane Brosse et Danielle Rouquié pour le service français)
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