Le travailliste Corbyn dénonce la "diplomatie du mégaphone" de May
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Corbyn exclut de demissionner en cas de defaite electorale au royaume-uni
HANNAH MCKAY
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Corbyn exclut de demissionner en cas de defaite electorale au royaume-uni
HANNAH MCKAY
LONDRES (Reuters) - Jeremy Corbyn, chef d'un Parti travailliste britannique à la peine dans les sondages avant les élections législatives du 8 juin, a exclu de démissionner en cas de défaite et a promis, en cas de victoire, de négocier un bon accord avec les Européens.
Dans une interview accordée mardi à la BBC, il dénonce la "diplomatie du mégaphone" et les "menaces" de Theresa May, la Première ministre conservatrice, à qui il reproche d'avoir empoisonné les discussions avec l'Union européenne avant même que débutent les négociations sur le Brexit.
"Le danger est dans l'approche qu'adoptent les conservateurs avec leur diplomatie du mégaphone (...) comme si ce qu'il fallait faire, c'est de crier fort et d'être injurieux envers les gens vivant de l'autre côté de la Manche", a-t-il dit.
Mais il a refusé de dire, malgré les questions répétées de la BBC, s'il sortirait le Royaume-Uni de l'UE dans l'éventualité où les négociations aboutiraient à un mauvais accord pour Londres ou seraient rompues.
Dans une autre interview accordée au site BuzzFeed News, il a exclu de démissionner en cas de défaite le mois prochain. "J'ai été élu chef de ce parti et je resterai chef de ce parti", a-t-il dit.
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Les derniers sondages d'opinion prédisent un raz-de-marée en faveur des conservateurs de la Première ministre Theresa May, crédités de plus de vingt points d'avance sur le Labour.
Une enquête Kantar diffusée mardi montre toutefois un recul des Tories, à 44% (-4) des intentions de vote contre 28% (+4) pour le Labour. Mais Luke Taylor, directeur des études politiques et sociales chez Kantar, note que l'écart semble impossible à combler d'ici un mois.
"Même si un électeur probable sur dix n'a pas encore fait son choix, il semble improbable que ces indécis fassent basculer le balancier électoral en direction du Labour", dit-il, ajoutant qu'une majorité des personnes interrogées juge Theresa May meilleure négociatrice que Jeremy Corbyn et plus déterminée que lui.
Corbyn, qui représente l'aile gauche du Parti travailliste et promet de relever les impôts pour les plus riches, a dû faire face à une contestation interne en septembre dernier, un an seulement après avoir été élu à la tête du Labour.
"Je m'occupe sérieusement de gagner cette élection. Je sais en quoi je crois, je sais ce que je fais. Je ne réponds jamais aux attaques personnelles à mon égard, parce que je préfère expliquer ma politique", a-t-il encore dit à BuzzFeed.
Jeremy Corbyn a officiellement lancé ce mardi la campagne des travaillistes. Il défend une nouvelle politique économique en faveur du pouvoir d'achat des plus modestes.
Critiqué pour son positionnement flou face à la question du Brexit, il estime désormais que le dossier est clos.
"Le Labour veut un Brexit où la priorité sera l'emploi, un Brexit qui sauvegarde l'avenir des industries vitales britanniques, un Brexit ouvrant la voie à une société authentiquement plus juste", dit-il dans un texte diffusé par ses services.
(Michael Holden et Elizabeth Pieper; Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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