Trump menace James Comey à mots à peine couverts dans un tweet
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Trump menace james comey a mots a peine couverts dans un tweet
Carlos Barria
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Trump menace james comey a mots a peine couverts dans un tweet
Carlos Barria
par David Alexander et Susan Heavey
WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a lancé vendredi une menace à peine voilée à l'ex-directeur du FBI, James Comey, le mettant en garde contre la tentation de s'exprimer dans la presse ou de faire des révélations après son limogeage qui a surpris toute la classe politique américaine cette semaine.
Dans une série de tweets postés sur son compte personnel à quelques minutes d'intervalle, Donald Trump a même évoqué la possible existence "d'enregistrements" des conversations qu'il aurait eues avec l'ancien patron du Bureau fédéral d'investigation.
"Il vaudrait mieux pour James Comey qu'il n'y ait pas d'enregistrements de nos conversations avant qu'il ne les fasse fuiter dans la presse", écrit le président américain dans son intervention matinale sur le réseau social.
Cette menace laisse supposer que si Comey décidait de fournir sa version des faits ayant conduit à sa destitution sur ordre présidentiel, la Maison blanche pourrait en réponse diffuser des enregistrements de ces conversations.
La déclaration demeure volontairement vague laissant planer un doute sur l'existence de tels enregistrements.
Certains observateurs estiment que le limogeage de James Comey est une manoeuvre de l'équipe présidentielle pour entraver l'enquête que conduit le FBI sur l'ingérence de Moscou dans la campagne présidentielle américaine et sur une possible collusion entre la campagne Trump et les autorités russes.
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Donald Trump a précisé dans un bref communiqué que l'ex-directeur du FBI lui avait assuré à trois reprises qu'il ne faisait pas l'objet d'une enquête dans l'affaire des piratages russes.
S'exprimant sur NBC jeudi soir, Donald Trump a précisé que Comey lui avait fourni ces assurances lors d'un dîner puis lors de deux conversations téléphoniques.
Interrogé sur ce sujet particulier, Andrew McCabe, qui assure l'intérim à la tête du FBI, a éludé la question lors d'une audience devant la commission sénatoriale du renseignement, refusant de dire s'il avait entendu Comey mentionner une éventuelle enquête du FBI contre Trump.
L'enquête du FBI ainsi que les investigations menées en parallèle par des commissions parlementaires pèsent sur le début de la présidence de Donald Trump.
Les agences américaines de renseignement ont conclu en janvier que Vladimir Poutine avait ordonné une intervention russe dans la campagne présidentielle américaine sous forme de révélations et de propagande afin de faire pencher le scrutin en faveur de Trump. L'équipe Trump dément toute collusion avec Moscou.
SERMENT DE LOYAUTÉ
Le New York Times rapporte vendredi que James Comey a refusé de prêter un serment de loyauté au président comme ce dernier le lui avait demandé.
L'ancien directeur a déclaré à des proches qu'il avait été convoqué à la Maison blanche pour un dîner en tête à tête une semaine après l'investiture de Donald Trump, ajoute le quotidien new-yorkais.
Au cours de ce dîner, Donald Trump a demandé à James Comey de prêter serment de loyauté, demande que le patron de la police fédérale américaine a refusée.
Mécontent de cette première réponse, le nouveau chef de l'Etat aurait renouvelé sa demande plus tard au cours du dîner et Comey aurait fini par promettre son "honnêteté", ajoute le New York Times.
Le tweet publié par Donald Trump a vivement été critiqué par le sénateur Richard Durbin, numéro 2 du parti démocrate à la chambre haute du Congrès.
"Je crois qu'il nous faut nous rendre à l'évidence : le président Trump est dangereux", a déclaré Durbin sur la chaîne MSNBC. "Il est dangereux parce qu'il peut entraver le cours de la justice dans le cadre d'une enquête et ensuite parce que sa crédibilité est anéantie", a-t-il ajouté.
Toujours dans la même série de tweets, Donald Trump a envisagé de supprimer les conférences de presse organisées quotidiennement à la Maison blanche.
"Peut-être que le mieux serait d'annuler toutes les futures conférences de presse et de fournir des réponses écrites pour garantir l'exactitude", écrit-il.
(Pierre Sérisier pour le service français)
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