Les Français qui rejoignent l'EI doivent en assumer le risque, dit Castaner
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Les francais qui rejoignent l'ei doivent assumer le risque, dit castaner
Charles Platiau
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Les francais qui rejoignent l'ei doivent assumer le risque, dit castaner
Charles Platiau
PARIS (Reuters) - Les combattants français qui rejoignent les rangs de l'Etat islamique en Irak et en Syrie doivent assumer le risque d'être tués, a déclaré le porte-parole du gouvernement français Christophe Castaner, mercredi.
"Je le dis à tous les combattants qui rejoignent Daech et qui vont à l'étranger pour mener la guerre : mener la guerre, c'est prendre des risques, qu'ils assument leurs risques", a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres.
Il était interrogé sur un article du Wall Street Journal selon lequel la France fait appel aux forces irakiennes pour éliminer les djihadistes français présents à Mossoul, que les forces locales, appuyées par la coalition internationale, tentent de reprendre des mains des djihadistes.
Les forces spéciales françaises auraient ainsi, selon le quotidien américain qui cite des sources irakiennes et françaises sur place, fourni aux unités irakiennes une liste de 27 noms de combattants français à éliminer.
Interrogé sur ces informations, un porte-parole du Quai d'Orsay a assuré mardi que la France "conduisait son action dans le respect du droit international".
Contacté par Reuters, le porte-parole de l'état-major des armées s'est refusé mercredi à tout commentaire sur la liste évoquée par le Wall Street Journal.
"Les forces spéciales françaises accomplissent leur mission dans le cadre strict du respect du droit des conflits armés", a dit le colonel Patrick Steiger.
"Les conditions de combat sur le terrain ne permettent pas de différencier qui est qui", a-t-il ajouté, précisant que la mission des forces spéciales françaises en Irak se résumait au conseil et à l'appui des forces locales.
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Les propos de Christophe Castaner s'inscrivent dans la continuité de la ligne adoptée sous le quinquennat de François Hollande, qui mettait en avant le caractère de légitime défense des bombardements visant des camps d'entraînement de djihadistes "destinés à venir s'attaquer à l'Europe et à la France".
"Les terroristes n'ont pas de passeport", avait notamment indiqué en octobre 2015 le Premier ministre de l'époque Manuel Valls. "Au nom de la légitime défense, c'est une obligation de frapper Daech et nous continuerons, quelle que soit la nationalité de ceux qui sont dans ces centres qui préparent des attentats".
Dans le livre "Un président ne devrait pas dire ça", François Hollande déclare aux auteurs en octobre 2015 avoir ordonné pendant son mandat au moins quatre homicides ciblés ("Homo" en langage militaire) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Selon les derniers chiffres officiels français, environ 700 Français seraient présents sur les théâtres d'opération syriens ou irakiens.
En janvier, une source diplomatique française faisait état d'une soixantaine de Français combattant au sein de l'EI à Mossoul.
(Marine Pennetier et Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet)
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