Le Tribunal électoral brésilien décide du sort du président Temer
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Le tribunal electoral bresilien decide du sort du president temer
UESLEI MARCELINO
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Le tribunal electoral bresilien decide du sort du president temer
UESLEI MARCELINO
BRASILIA (Reuters) - Le procès du président brésilien Michel Temer s'est ouvert mercredi devant le Tribunal supérieur électoral, qui pourrait l'écarter du pouvoir en raison d'irrégularités présumées dans les comptes de la campagne électorale de 2014.
Les adversaires du chef de l'Etat voient dans ce procès un moyen de sortir le pays de la crise politique dans laquelle l'a plongé une succession d'affaires de corruption, dont celle qui a coûté son poste à la président Dilma Rousseff il y a un an.
Le centriste Michel Temer, qui était son vice-président et qui lui a succédé à ce titre après sa destitution, devrait être fixé sur son sort d'ici la fin de la semaine.
Mais le Tribunal électoral (TSE) pourrait aussi demander plus de temps pour rendre sa décision, dont le chef de l'Etat pourra encore faire appel, prolongeant d'autant l'incertitude qui pèse sur l'économie brésilienne.
Michel Temer refuse de démissionner depuis que la Cour suprême a autorisé le mois dernier l'ouverture d'une enquête le visant pour des faits présumés de corruption, extorsion de fonds et obstruction à la justice.
Le dirigeant centriste, qui avait formé un ticket gagnant avec la candidate du Parti des travailleurs Dilma Rousseff en 2014, assure n'avoir reçu aucun financement illégal lors de la campagne électorale.
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S'il ne parvient pas à convaincre ses juges qu'il n'a pas pioché dans des caisses noires pour financer sa campagne, son mandat sera cassé et il devra laisser sa place au président de la Chambre des députés, Rodrigo Maia.
Le Congrès (parlement) aura alors 30 jours pour désigner un chef de l'Etat par intérim qui dirigera le pays jusqu'aux élections prévues fin 2018.
Le principal allié de Michel Temer, le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), attend l'issue de ce procès pour décider s'il quitte la coalition gouvernementale, ce qui aurait pour première conséquence d'enterrer la réforme fiscale voulue par le président.
Ironie du sort, c'est le PSDB qui a déposé la plainte à l'origine de la crise actuelle après la courte défaite de son candidat, Aecio Neves, face à Dilma Rousseff en 2014.
(Anthony Boadle et Ricardo Brito; Tangi Salaün pour le service français)
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