L'EI revendique deux attaques simultanées à Téhéran, 12 morts
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Fusillade a teheran au mausolee de l'ayatollah khomeini
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Fusillade a teheran au mausolee de l'ayatollah khomeini
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LONDRES (Reuters) - Quatre hommes déguisés en femmes ont attaqué le Parlement iranien et d'autres se sont faits sauter au mausolée de l'ayatollah Khomeini mercredi à Téhéran faisant au moins 12 morts et plusieurs blessés, rapportent les médias officiels.
Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de ces deux attaques. Celle au mausolée de l'ayatollah Khomeini a pris la forme d'un attentat suicide commis par deux kamikazes.
La revendication est venue, comme toujours en pareil cas, de l'organe de propagande de Daech, l'agence Amaq. La télévision d'Etat iranienne IRIB a déclaré que les deux attaques étaient le fait de "groupes terroristes".
Des attaques de ce genre en Iran dans des lieux symboliques sont très rares. Le groupe djihadiste sunnite n'avait à ce jour jamais revendiqué d'attentat en Iran, pays chiite.
Un bilan de 12 morts a été fourni par la chaîne de télévision d'Etat IRIB, qui cite le chef des services d'urgence Pir-Hossein Kolivand.
Les quatre assaillants, qui étaient habillés en femmes, selon le vice-ministre de l'Intérieur, Mohammad Hossein Zolfaghani, sont éntrés par la grande porte.
L'un d'eux a été abattu par les gardiens, un autre a actionné son gilet explosif, a-t-il dit.
Un député du Majlis, Elias Hazrati, dit avoir vu trois hommes, deux armés de fusils d'assaut AK-47, le troisième d'un pistolet, faire irruption dans l'enceinte du Parlement.
Un journaliste présent lors des faits raconte avoir vu deux hommes tirer dans tous les sens.
Une autre fusillade s'est produite une demi-heure plus tard au mausolée de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique en 1979, dans le sud de la ville, à une vingtaine de kilomètres de là.
Le gouverneur de Téhéran, Hossein Hashemi, a déclaré à IRIB qu'un des assaillants avait déclenché la charge explosive qu'il portait sur lui. Un deuxième a été tué par les forces de l'ordre, les autres ont été arrêtés.
Ce double attentat est survenu moins d'un mois après la réélection du président Hassan Rohani et risque d'être source d'embarras pour un dirigeant qui a fait du rapprochement avec l'Occident une de ses priorités.
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"L'atmosphère est tendue. C'est manifestement un coup dur pour Rohani", a estimé un haut responsable du gouvernement, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat. "Comment expliquer que quatre hommes armés aient pu pénétrer dans le Parlement, un des lieux où la sécurité a toujours été très forte ?"'.
(Bozorgmehr Sharafedin, avec Mostafa Hashem au Caire et Parisa Hafezi à Ankara, Gilles Trequesser pour le service français)
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