Les FDS progressent près de Rakka, situation humanitaire tendue
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Les fds progressent pres de rakka, situation humanitaire tendue
RODI SAID
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Les fds progressent pres de rakka, situation humanitaire tendue
RODI SAID
BEYROUTH (Reuters) - Les forces rebelles syriennes soutenues par les Etats-Unis se sont emparées mercredi d'une citadelle en ruines située aux abords de Rakka, la ville du nord de la Syrie que contrôlent encore les combattants du groupe Etat islamique (EI).
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), composées de milices arabes et kurdes, ont annoncé mardi le déclenchement de l'offensive destinée à reprendre le dernier grand bastion urbain encore aux mains des djihadistes en Syrie.
Mercredi, les FDS se trouvaient dans les faubourgs ouest de l'agglomération et tentaient de progresser dans un quartier de la partie est. Les bombardements et les frappes aériennes visent des cibles à la périphérie de la ville, indiquent l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et les milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple).
Les FDS ont investi le village d'Haoui Haoua, à l'ouest de Rakka, et ont pris position dans les ruines de la citadelle d'Harkala, vieille d'un millier d'années, a déclaré Nouri Mahmoud, porte-parole des YPG, joint par téléphone.
A l'est, des combats se déroulent dans le quartier d'al Michlab où les forces de la coalition ont pris pied dès mardi. Les FDS se préparent à "une bataille longue et difficile", a reconnu Brett McGurk, émissaire américain auprès de la coalition anti-Daech, tout en précisant que la campagne contre Rakka "ne peut que s'accélérer".
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Entre 50.000 et 100.000 civils sont pris au piège des combats dans Rakka, a indiqué Linda Tom, responsable humanitaire de l'Onu, qui a lancé un appel à l'aide internationale.
"Nous sommes informés de frappes aériennes dans différents endroits de Rakka", a-t-elle dit, s'exprimant au téléphone depuis Damas.
Dans certaines zones autour de Rakka, où se trouvent désormais les FDS, des civils ont commencé à rentrer chez eux, a précisé Linda Tom, mais le nombre de déplacés reste très important.
Le porte-parole des YPG, Nouri Mahmoud, a indiqué que des personnes déplacées arrivaient de tous les abords de la ville après avoir pu s'enfuir. Ces personnes sont hébergées dans des tentes et reçoivent de l'aide mais leur nombre rend nécessaire une assistance humanitaire supplémentaire, a-t-il ajouté.
(Lisa Barrington; Pierre Sérisier pour le service français)
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