Le Qatar, à nouveau accusé de soutien au terrorisme, se défend
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Les pays du golfe maintiennent la pression sur le qatar
NASEEM ZEITOON
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Les pays du golfe maintiennent la pression sur le qatar
NASEEM ZEITOON
DUBAI (Reuters) - Quatre pays arabes ayant rompu cette semaine leurs relations diplomatiques avec le Qatar ont annoncé vendredi avoir placé sur leur liste noire du terrorisme 59 personnalités et 12 entités liées à l'émirat du Golfe.
Le Qatar a vivement réagi à cette initiative en invitant ses auteurs à balayer devant leur porte.
Parmi les personnalités visées par cette mesure adoptée par l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte figure le guide spirituel des Frères musulmans, l'Egyptien Youssef al Qaradaoui, qui vit en exil à Doha.
Douze associations caritatives financées par l'Etat qatari sont également inscrites sur les listes des organisations soutenant le terrorisme, précise un communiqué conjoint des quatre pays.
Dénonçant une initiative "sans fondement", le Qatar a dit lutter davantage contre le terrorisme que les pays signataires.
"Notre position en matière de lutte contre le terrorisme est plus forte que celle de beaucoup des signataires du communiqué conjoint - un fait que ses auteurs ignorent délibérément", écrit le gouvernement qatari.
L'accusant de complaisance envers les islamistes et l'Iran, l'Arabie saoudite et ses alliés du Golfe, ainsi que l'Egypte et le Yémen, ont rompu lundi leurs relations diplomatiques avec l'émirat, puis fermé toutes leurs frontières aériennes, maritimes et terrestres.
Face à cet isolement imposé par ses voisins, mesure qu'il juge infondée, le Qatar prône à la fois le dialogue pour résoudre la crise et la fermeté, disant que rien ne lui fera renoncer à sa souveraineté.
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L'émirat a reçu dans cette crise l'appui d'un de ses plus proches alliés, la Turquie.
Son président, Recep Tayyip Erdogan, a approuvé jeudi soir une proposition de loi présentée en urgence autorisant le déploiement de troupes supplémentaires sur une base militaire dont la Turquie dispose au Qatar.
Le texte a été publié vendredi au Journal officiel.
Cette base militaire de la Turquie au Qatar est sa première implantation au Moyen-Orient et entre dans le cadre d'un accord signé en 2014. Une centaine de soldats turcs y sont déjà présents.
Le quotidien à grand tirage Hürriyet écrit vendredi sur son site internet qu'outre l'envoi de 200 à 250 soldats supplémentaires d'ici deux mois, il est prévu d'y stationner des avions de chasse et des navires de guerre. Leur nombre sera établi après évaluation sur place de la situation, ajoute-t-il.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès du gouvernement.
(Stephen Kalin et William Maclean, avec Tom Finn à Doha et Daren Butler à Istanbul; Tangi Salaün et Gilles Trequesser pour le service français)
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