La Turquie et l'Irak contre le référendum d'indépendance kurde
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La turquie et l'irak contre le referendum d'independance kurde
Murad Sezer
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La turquie et l'irak contre le referendum d'independance kurde
Murad Sezer
ANKARA/ERBIL, Irak (Reuters) - La Turquie et l'Irak ont exprimé vendredi leur opposition au référendum d'indépendance annoncé par les autorités du gouvernement autonome du Kurdistan irakien.
Le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) de Massoud Barzani a annoncé mercredi que le référendum se tiendrait le 25 septembre.
Le ministère turc des Affaires étrangères a estimé vendredi qu'il s'agissait là d'une "terrible erreur".
"L'intégrité territoriale de l'Irak et son unité politique sont des principes fondamentaux de la politique irakienne de la Turquie", a déclaré le ministère.
Le séparatisme kurde est une question sensible pour la Turquie, qui fait face depuis trente ans à une insurrection séparatiste du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est du pays.
Ankara craint aussi que l'avancée des milices kurdes Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie ne renforce le PKK.
Le gouvernement irakien a pour sa part déclaré qu'il rejetterait toute action unilatérale des Kurdes en vue de l'indépendance.
"Aucune partie ne peut, seule, décider du sort de l'Irak, isolée des autres parties", a déclaré Saad al Haddissi, porte-parole du gouvernement.
"L'Irak est, de par sa Constitution, un pays démocratique, fédéral, pleinement souverain (...) Toute mesure de quelque partie que ce soit en Irak devra être fondée sur la Constitution", a-t-il ajouté.
Hoshyar Zebari, une homme politique kurde, a pourtant déclaré que le vote du 25 septembre serait irrévocable.
"On a franchi le Rubicon avec cette décision, il n'y a pas de retour en arrière", a dit l'ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ministre des Finances irakien, lors d'une interview téléphonique accordée à Reuters.
"Un référendum est un processus démocratique, aucun pays démocratique ne peut s'opposer à la tenue d'un référendum; nous ne parlons pas d'indépendance mais de référendum", a-t-il ajouté.
(Tulay Karadeniz à Ankara avec Maher Chmaytelli à Eerbil, Danielle Rouquié et Hélène Dauschy pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
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