Neuf millions d'Italiens appelés aux urnes pour des municipales
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Neuf millions d'italiens appeles aux urnes pour des municipales
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par Gavin Jones
ROME (Reuters) - Neuf millions d'Italiens sont appelés aux urnes dimanche pour des élections municipales partielles qui donneront un aperçu des rapports de force politiques avant les législatives prévues au plus tard au printemps prochain.
Un peu plus d'un millier de villes, dont Palerme, Gênes et Parme, sont concernées. Le second tour aura lieu le 25 juin.
L'hostilité à l'égard des partis traditionnels s'est accrue cette semaine après le rejet au parlement du projet de réforme du code électoral. Ce rejet semble écarter l'hypothèse de législatives anticipées à l'automne, mais la coalition gouvernementale emmenée par Paolo Gentiloni est fragile et les observateurs n'excluent pas un retour aux urnes à court terme.
Le scrutin de dimanche sera quoi qu'il en soit l'un des derniers tests électoraux avant l'échéance législative. Il ne donnera toutefois qu'une vague idée des rapports de force, dans la mesure où les enjeux locaux sont souvent spécifiques.
Dans beaucoup de cas, les partis ont en outre joué la carte de la discrétion et ont préféré se fondre dans des "listes civiles" plutôt que de mettre en avant leurs propres candidats.
A Palerme, la plus grande des villes concernées par ces municipales, le maire sortant Leoluca Orlando, vétéran de la lutte antimafia soutenu par le Parti démocrate au pouvoir et plusieurs formations de gauche, semble en mesure de l'emporter face à la droite et au Mouvement 5 étoiles (M5S).
Le scrutin devrait être plus serré à Gênes, qui pourrait basculer à droite. Beppe Grillo, fondateur du M5S, à beau être Gênois, son mouvement y a été affaibli par des dissensions internes.
A l'échelle nationale, le Parti démocrate est au coude-à-coude avec le M5S dans les intentions de vote, mais le mouvement contestataire a souvent du mal à tirer son épingle du jeu au niveau local, en raison des faiblesses de son organisation et de l'absence de candidats de premier plan.
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A Vérone, dans le Nord-Est, la droite emmenée par la Ligue du Nord et Forza Italia est favorite. L'Aquila, chef lieu des Abruzzes, devrait en revanche rester à gauche.
A Parme, première municipalité conquise par le M5S en 2012, le maire sortant Federico Pizzarotti a été suspendu du parti l'an dernier après avoir annoncé qu'il était sous le coup d'une enquête pour abus de pouvoir, liée à des nominations à l'opéra local. Il se présente sans étiquette, ce qui ne l'empêche pas de faire figure de favori.
Les sondages de sortie des urnes pour les grandes villes sont attendus dès la fermeture des bureaux de vote, à 23h00 (21h00 GMT), et des estimations sur la base des premiers décomptes devraient être publiées 45 minutes plus tard.
(Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Julie Carriat)
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