La coalition de droite devrait gagner les législatives au Kosovo
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Legislatives anticipees au kosovo apres une campagne axee sur l'economie
Agron Beqiri
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Legislatives anticipees au kosovo apres une campagne axee sur l'economie
Agron Beqiri
par Fatos Bytyci
PRISTINA (Reuters) - La coalition de droite autour du Parti démocratique du Kosovo (PDK) devrait remporter les élections législatives anticipées dimanche au Kosovo, selon les sondages de sortie des urnes.
Ils créditent la coalition autour du PDK de 40% des suffrages, la gauche de Vetevendosje (VV) de 30% et la coalition formée par la Ligue démocratique du Kosovo du Premier ministre Isa Mustafa de 27%, selon la chaîne de télévision Kosova Klan.
Les résultats préliminaires sont attendus dans la soirée.
Le président de la République du Kosovo, Hashim Thaci, a annoncé le mois dernier la tenue d'élections législatives anticipées après la motion de censure votée par le Parlement contre le gouvernement du Premier ministre Isa Mustafa à la faveur d'un désaccord entre les deux principales formations de la coalition au pouvoir, le PDK du président et la LDK du Premier ministre.
Environ 1,9 million de Kosovars, dont près d'une moitié établis à l'étranger, étaient inscrits sur les listes électorales pour ces troisièmes élections de l'histoire du Kosovo depuis sa déclaration d'indépendance de la Serbie en 2008.
Le taux de participation a été de 41,5%, selon la commission électorale. Il était de 43% lors du dernier scrutin en 2014.
"Les électeurs ont montré qu'ils font confiance à notre coalition", a déclaré Ramush Haradinaj, ancien chef de guerre et candidat au poste de Premier ministre de la coalition menée par le PDK. Haradinaj, qui a aussi été Premier ministre du Kosovo quand le territoire n'était encore qu'une province autonome de la Serbie, est membre de la petite "Alliance pour l'avenir du Kosovo" (AAK).
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L'arrivée de Ramush Haradinaj au poste de Premier ministre devrait envenimer les relations avec la Serbie, qui a émis un mandat d'arrêt international contre lui sur des accusations de crimes de guerre commis en 1999 durant la guerre du Kosovo.
"A l'issue de ce scrutin, nous sommes obligés de former le gouvernement et nous le ferons", a ajouté Ramush Haradinaj.
TRACÉ DE FRONTIÈRE
L'ancien chef militaire de l'Armée de libération du Kosovo (UÇK) a été arrêté en France début janvier 2017 à l'aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg, alors qu'il arrivait par avion de Pristina, sur la base d'un mandat d'arrêt international émis par la Serbie. La Cour d'appel de Colmar (Haut-Rhin) a rejeté le 27 avril dernier la demande d'extradition de la Serbie et levé le contrôle judiciaire auquel il était soumis depuis son arrestation, l'autorisant de facto à quitter la France.
A l'issue d'une campagne axée sur l'économie, le nouveau gouvernement aura pour charge de réduire le taux de chômage, actuellement autour de 30% et d'apaiser les relations avec les pays voisins, en particulier la Serbie, condition nécessaire à une avancée du processus d'adhésion à l'Union européenne.
Le nouveau gouvernement devra aussi conclure un accord pour le tracé de sa frontière avec le Montenegro, dernière condition pour que l'Union européenne dispense les Kosovars de visas.
La campagne électorale, qui s'est déroulée dans le calme, a été dominée par les thèmes économiques, la plupart des partis promettant d'atteindre une croissance de 8% (contre environ 4% actuellement) et de relever les salaires des fonctionnaires.
Le Kosovo, qui demeure un des pays européens les plus pauvres, a déclaré son indépendance en 2008, neuf ans après l'intervention des casques bleus contre les forces serbes accusées de massacres de civils kosovars albanais entre 1997 et 1999. La Serbie considère toujours le Kosovo comme partie intégrante de son territoire.
(Julie Carriat et Danielle Rouquié pour le service français)
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