Hommages aux victimes du Pulse d'Orlando, un an après la tuerie
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Hommages aux victimes du pulse d'orlando, un an apres la tuerie
Scott Audette
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Hommages aux victimes du pulse d'orlando, un an apres la tuerie
Scott Audette
par Letitia Stein
ORLANDO, Floride (Reuters) - Les noms des 49 victimes de la tuerie du Pulse ont été égrenés lors d'une cérémonie organisée lundi avant l'aube devant cette boîte de nuit d'Orlando, en Floride, à l'heure exacte du début du massacre commis il y a un an.
D'autres hommages ont été rendus au fil de la journée, décrétée "Orlando United Day". Dans tout le pays, les Américains avaient été invités à s'associer à ces actes "d'amour et de gentillesse".
"Après la tragédie du Pulse, nous avons montré au monde que l'identité d'Orlando ne serait pas ternie par l'acte d'un tueur mu par la haine, mais magnifiée par notre réaction pleine d'amour, de compassion et d'unité", écrit le maire Buddy Dyer sur son blog.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans la nuit, une bougie à la main, devant le Pulse, où la fusillade a éclaté à 02h02 (06h02 GMT) le 12 juin 2016. Beaucoup étaient vêtues de blanc et portaient des ailes dans le dos.
"Pour nos 49 anges, nous allons faire en sorte que le monde soit meilleur", a promis Teresa Jacobs, maire d'Orange County.
Omar Mateen, l'auteur de la fusillade qui était âgé de 29 ans, s'est réclamé de l'Etat islamique avant d'être tué par les forces de l'ordre. Soupçonnée de complicité, sa veuve, Noor Salman, a été arrêtée en janvier.
La tuerie du Pulse a duré trois heures avant que Mateen ne soit abattu par les forces de l'ordre. Elle est la fusillade de masse la plus meurtrière dans l'histoire moderne des Etats-Unis. Mateen a également blessé une cinquantaine de personnes, qui en portent toujours les marques, physiques ou psychologiques.
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"Les gens me demandent ce que cela a changé dans ma vie. Je leur réponds: tout. Nous avons tous changé", a déclaré Barbara Poma, la propriétaire du club aujourd'hui fermé, au cours d'une autre cérémonie organisée à la mi-journée.
Plus qu'une boîte de nuit gay, le Pulse était un symbole du soutien à la communauté LGBT. Barbara Poma l'avait créé en 2004 en souvenir de son frère mort du sida treize ans plus tôt. Elle y organisait régulièrement des soirées en défense de la reconnaissance des droits homosexuels, bisexuels et transsexuels.
Retenant ses larmes, elle a ajouté qu'elle envisageait de faire de l'ancienne boîte de nuit un mémorial pour les victimes du 12 juin dernier.
Dans l'assistance, de nombreuses personnes portaient des tee-shirts à message. "Nous ne laisserons pas la haine l'emporter", pouvait-on notamment lire. D'autres arboraient les couleurs de l'arc-en-ciel, symbole des luttes de la communauté LGBT.
Des rassemblements se sont tenus dans d'autres villes du pays en solidarité aux victimes de l'attaque, qualifiée par les autorités judiciaires de crime de haine contre la communauté LGBT.
(avec Chris Michaud à New York; Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le service français)
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