L'Afrique ne doit pas être le ventre mou de l'antiterrorisme, dit Sall
reuters.com

Sall: l'afrique ne doit pas etre le ventre mou de l'antiterrorisme
POOL
reuters.com

Sall: l'afrique ne doit pas etre le ventre mou de l'antiterrorisme
POOL
PARIS (Reuters) - Le président sénégalais Macky Sall s'est dit déterminé lundi à tout faire pour que l'Afrique ne soit pas le "ventre mou" de la lutte contre le terrorisme, lors d'une rencontre avec son homologue français Emmanuel Macron dont le pays mobilise plus de 4.000 soldats dans la bande sahélo-saharienne.
"Avec vous, nous verrons comment accompagner la région, la Cédéao, le G5, tous les pays pour que l'Afrique ne soit pas le ventre mou dans la lutte contre le terrorisme", a dit le chef d'Etat sénégalais, aux côtés du président français, à l'Elysée.
"Si nous laissons l'Afrique comme ventre mou, il est évident que tous les efforts qui sont faits aujourd'hui seront vains puisqu'il y aura encore des vases communicants, un déploiement vers la Libye et vers le Sahel", a-t-il ajouté.
"La sécurité du Sahel c'est aussi la sécurité de l'Europe, vous l'avez compris et c'est très important".
Profitant de frontières poreuses, des groupes djihadistes se sont implantés ces dernières années dans la bande sahélo-saharienne, où ils mènent régulièrement des attaques et des attentats, notamment contre les forces locales et internationales.
En janvier 2013, face à la progression de groupes armés vers la capitale Bamako, la France est intervenue militairement au Mali en lançant l'opération Serval, qui a permis de chasser en partie les groupes djihadistes.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le dispositif antiterroriste Barkhane, qui mobilise quelque 4.000 militaires français dans cinq pays de la région, a par la suite pris le relais, en août 2014, la situation sécuritaire restant très volatile.
"Le Sénégal a été a nos côtés depuis le départ, je n'oublie pas que les premiers éléments de l'opération Serval se sont déployés à partir du Sénégal et que le Sénégal, déjà fortement engagé, deviendra dans les prochaines semaines le premier contributeur à la mission de maintien de la paix au Mali", a déclaré Emmanuel Macron.
La France et le Sénégal partagent "la même conviction que c'est la mobilisation résolue et durable des acteurs de la région qui permettra de faire refluer de manière irréversible la menace terroriste", a poursuivi le chef de l'Etat, qui se rendra le 2 juillet au prochain sommet du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) à Bamako.
La séquence diplomatique africaine d'Emmanuel Macron, entamée dimanche avec un entretien avec le président ivoirien Alassane Ouattara, se poursuivra cette semaine avec un déplacement en Afrique du Nord, où le chef de l'Etat rencontrera le roi du Maroc Mohammed VI.
(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)
reuters.com