La procureure du Venezuela accuse l'exécutif de harceler ses proches
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La procureure du venezuela accuse l'executif de harceler ses proches
Marco Bello
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La procureure du venezuela accuse l'executif de harceler ses proches
Marco Bello
CARACAS (Reuters) - La procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega, a affirmé lundi que des membres de sa famille avaient reçu des menaces téléphoniques et qu'ils étaient suivis par des agents des services de sécurité.
La magistrate, longtemps proche du pouvoir exécutif, a rompu avec le gouvernement du président Nicolas Maduro, rejetant le projet de révision constitutionnelle que le successeur d'Hugo Chavez a proposé pour mettre fin à la violente crise politique qui sévit dans le pays.
"Quelqu'un menace ma famille", a-t-elle dit dans une interview à la radio. "Ils les harcèlent, ils les suivent", a-t-elle ajouté, évoquant des voitures ressemblant à celles du Sebin, le Service bolivarien du renseignement.
Après avoir mis en échec en avril la décision du Tribunal suprême de justice de s'arroger les prérogatives de l'Assemblée nationale - où l'opposition est majoritaire depuis les législatives de décembre 2015 -, la magistrate a multiplié les mises en garde contre le gouvernement.
Elle a notamment déploré les procès de manifestants civils devant des tribunaux militaires et exhorté les forces de l'ordre à faire preuve de retenue dans l'usage de la force contre les rassemblements anti-Maduro.
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La semaine dernière, elle a saisi le Tribunal suprême de justice contre le projet d'élire une assemblée constituante cet été, mais a été déboutée de sa demande ce lundi.
Depuis le début du mouvement de contestation, en avril, 67 personnes ont été tuées lors d'affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants qui réclament une élection présidentielle anticipée et dénoncent les pénuries alimentaires et médicales qui frappent le pays.
(Andreina Aponte et Corina Pons; Henri-Pierre André pour le service français)
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