Pas d'indication que Moscou souhaite une relation "positive", dit Mattis
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Pas d'indication que moscou souhaite une relation "positive", dit mattis
YURI GRIPAS
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Pas d'indication que moscou souhaite une relation "positive", dit mattis
YURI GRIPAS
WASHINGTON (Reuters) - Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a déclaré lundi que rien n'indiquait que la Russie voulait une relation positive avec les Etats-Unis et estimé que le pays avait plutôt choisi de jouer un rôle de concurrent stratégique.
"A cette heure (...) je ne vois aucune indication que M. Poutine souhaite une relation positive avec nous. Cela ne veut pas dire pour autant que nous ne pouvons pas y parvenir, en cherchant un terrain d'entente", a déclaré Mattis lors d'une audition devant la commission des services armés de la Chambre.
"Mais pour le moment, il a choisi d'être dans la compétition, un concurrent stratégique à notre égard, et nous aurons à gérer cela comme nous le voyons", a-t-il dit du président russe.
Le général Joseph Dunford, chef d'État-Major des armées, a ajouté à cette occasion que les Etats-Unis et la Russie partageaient une relation antagoniste.
La Russie a déclaré samedi qu'elle considérait comme inacceptables les frappes menées par Washington contre des milices alliées au régime de Bachar al Assad en Syrie.
Un bombardement aérien des forces de la coalition sous commandement américain a visé le 18 mai des miliciens soutenus par le régime syrien et l'Iran, qui étaient intervenus contre des rebelles appuyés par Washington.
En parallèle, les sénateurs américains ont annoncé lundi qu'ils approchaient d'un accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie, et notamment une motion qui empêcherait tout futur assouplissement des sanctions sans l'aval du Congrès.
Démocrates et républicains négocient depuis près d'une semaine au Sénat en vue d'amender le régime de sanctions en Iran, mais aussi de faire adopter de nouvelles mesures contre la Russie, en lien avec les accusations d'ingérence dans l'élection présidentielle 2016, mais aussi les dossiers ukrainien et syrien.
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(Idrees Ali et Mike Stone; Julie Carriat pour le service français)
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