La Hongrie resserre l'étau sur les ONG à financements étrangers
reuters.com

La hongrie resserre l'etau sur les ong a financements etrangers
Laszlo Balogh
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La hongrie resserre l'etau sur les ong a financements etrangers
Laszlo Balogh
BUDAPEST (Reuters) - Le parti au pouvoir en Hongrie, le Fidesz, a présenté mardi au Parlement un projet de loi qui prévoit d'encadrer strictement les activités des ONG percevant des financements étrangers, bien que le Parlement européen et des groupes de défense des droits l'aient engagé à abandonner ce texte de loi.
En vertu du texte élaboré par le gouvernement populiste de Viktor Orban, les ONG qui touchent des fonds de l'étranger devront explicitement s'enregistrer auprès des autorités en tant qu'organisations financées par l'étranger.
Pour les ONG et les organisations de défense des droits de l'homme, ce projet de loi stigmatise les ONG et vise à faire taire les voix indépendantes dans le pays.
Viktor Orban briguera un troisième mandat à la tête du gouvernement en avril 2018 et il a de bonnes chances de l'emporter, le Fidesz ayant une nette avance sur l'opposition dans les sondages.
Viktor Orban s'oppose résolument aux ONG financées par le magnat hongrois George Soros, parlant à leur égard d'un réseau "de type mafieux" qui emploie des militants politiques stipendiés qui sont, à ses yeux, une menace pour la souveraineté de la Hongrie.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2010, Viktor Orban a cherché à étendre son pouvoir en prenant le contrôle d'une bonne partie des médias hongrois, en limitant les prérogatives de la Cour constitutionnelle et en plaçant des fidèles aux postes-clés des institutions publiques.
La semaine dernière, le gouvernement a fait machine arrière sur certains aspects de son projet de loi, afin de répondre à certaines des objections émises par l'organe consultatif du Conseil de l'Europe, la Commission de Venise.
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Malgré cela, l'ONG Human Rights Watch a jugé ces amendements purement "cosmétiques", relevant que le gouvernement n'avait pas consulté la société civile avant de soumettre son projet de loi.
(Krisztina Than et Marton Dunai, Eric Faye pour le service français)
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