Le Pentagone exclut un vaste déploiement de forces en Afghanistan
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Le pentagone exclut un vaste deploiement de forces en afghanistan
Yuri Gripas
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Le pentagone exclut un vaste deploiement de forces en afghanistan
Yuri Gripas
WASHINGTON (Reuters) - Le secrétaire américain à la Défense James Mattis, chargé par la Maison blanche de revoir les effectifs militaires en Afghanistan, a écarté mercredi l'hypothèse d'un nouveau déploiement de forces majeur dans le pays.
Le chef du Pentagone a confirmé que Donald Trump lui avait conféré la veille l'autorité de fixer lui-même l'ampleur de ces effectifs, qui sont actuellement de 8.400 hommes.
Prié de dire s'il souhaitait que le contingent américain revienne aux alentours de 100.000 hommes, pic atteint en 2011 sous le premier mandat de Barack Obama, James Mattis a répondu par la négative lors d'une audition devant la sous-commission sénatoriale chargée du budget de la défense.
Washington envisage d'envoyer 3.000 à 5.000 hommes supplémentaires, essentiellement des conseillers chargés de la formation des forces afghanes, dit-on de sources proches du gouvernement.
Selon le secrétaire d'Etat Rex Tillerson, la décision sera prise dans les semaines qui viennent, après une série de mesures nécessaires pour éviter une nouvelle détérioration de la situation.
"Nous espérons achever ce travail dans les semaines qui viennent et l'examiner avec le président pour prendre une décision définitive. Les choses ne vont pas bien en Afghanistan (...) Nous devons prendre des mesures pour éviter au moins une nouvelle détérioration pendant que nous définissons notre nouvelle politique", a-t-il déclaré à des parlementaires, sans en préciser la nature.
L'armée américaine a estimé en février que plus de 40% des 407 districts afghans échappaient à l'autorité de Kaboul, soit 11% de plus qu'en 2016.
Un attentat au camion piégé a fait 150 morts le 31 mai dans la capitale, qui n'avait pas connu pareil carnage depuis la chute du régime des taliban fin 2001.
Samedi, trois soldats américains ont été tués par un de leurs collègues afghans dans l'est du pays.
(Phil Stewart, Arshad Mohammed et Idrees Ali, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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