Syrie: L'Onu presse Moscou, Téhéran et Ankara de faciliter l'aide
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Syrie: l'onu presse moscou, teheran et ankara de faciliter l'aide
Pierre Albouy
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Syrie: l'onu presse moscou, teheran et ankara de faciliter l'aide
Pierre Albouy
GENEVE (Reuters) - Les Nations unies ont prié jeudi la Russie, l'Iran et la Turquie de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire en Syrie en ouvrant les zones de sécurité dont les trois pays doivent définir les contours.
Moscou, Téhéran et Ankara ont conclu au mois de mai à Astana, la capitale du Kazakhstan, un accord par lequel les trois capitales se sont engagées à instaurer ces zones.
Jan Egeland, conseiller humanitaire de l'Onu, a déclaré que des experts des Nations unies se joindraient aux discussions qui s'ouvraient ce jeudi à Moscou sur les zones de "désescalade".
De source diplomatique occidentale, on précisait que les échanges devraient porter sur l'établissement de coordonnées GPS définissant le périmètre de ces zones.
Jan Egeland a dit espérer que la ville de Deraa puisse être considérée comme une zone de désescalade. Selon des habitants, la ville, actuellement sous contrôle rebelle, est visée par d'intenses bombardements, notamment avec des barils d'explosifs.
Dans le nord-ouest du pays, où l'intensité des combats a diminué, un corridor d'acheminement d'aide humanitaire pourrait être ouvert, a suggéré Jan Egeland.
Il a rappelé les termes de l'accord conclu à Astana, qui prévoit que ces zones où la population est censée vivre à l'abri de la violence puissent devenir des zones de désescalade où l'aide humanitaire peut être librement acheminée.
"Nous avons été invités à observer la réunion de Moscou. Nous saisirons certainement la moindre opportunité pour leur dire que nous avons besoin d'un accès libre, sans entrave, et que nous n'avons pas du tout besoin d'un système encore plus bureaucratique (...) qui éloigne l'aide humanitaire des populations."
Jan Egeland dit s'attendre à ce que des convois de l'Onu parviennent dès ce jeudi à Homs et Hama, deux localités difficilement accessibles, et dans des zones de la Ghouta orientale, près de Damas, le week-end prochain.
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De l'aide pourrait également atteindre la ville majoritairement kurde de Kamichli "très vite, dans les heures à venir".
(Stephanie Nebehay, Nicolas Delame pour le service français)
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