En Libye, le calvaire des migrants diffusé sur les réseaux sociaux
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En libye, le calvaire des migrants diffuse sur les reseaux sociaux
Ciro Luca
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En libye, le calvaire des migrants diffuse sur les reseaux sociaux
Ciro Luca
par Kieran Guilbert
DAKAR (Fondation Thomson Reuters) - Les réseaux de passeurs en Libye sont accusés par les Nations unies d'utiliser les réseaux sociaux pour diffuser des images de violences infligées aux migrants lors de leur captivité et réclamer des rançons à leurs familles.
Dans une vidéo postée sur Facebook le 9 juin dernier par un journaliste somalien, des centaines de migrants somaliens et éthiopiens, dont des enfants, sont filmés entassés dans une salle en béton quelque part en Libye.
Les victimes y déclarent avoir été battues, torturées, emprisonnées sans la moindre nourriture.
Leurs familles ont reçu des images de leur détention via les réseaux sociaux, dans lesquelles les passeurs leur réclament jusqu'à 10.000 dollars (9.000 euros) de rançons s'ils ne veulent pas voir leur proche tué.
"Ils ont cassé mes dents, (...) ils ont cassé ma main", raconte dans la vidéo un homme, qui a par ailleurs vécu trois jours avec une pierre attachée au dos car sa famille a refusé de payer 8.000 dollars (7.000 euros) de rançon.
Plus de 2.000 migrants sont actuellement détenus en Libye, la principale porte d'entrée pour se rendre en Europe, d'après l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Beaucoup d'entre eux sont ensuite vendus comme esclaves, parfois sexuels.
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"C'est un fléau mondial que de voir les passeurs et les organisations criminelles utiliser facilement les plateformes digitales afin de recommander leurs actions, et d'attirer les plus vulnérables sur la voie de l'exploitation de ces migrants et de leurs familles", a déclaré Mohammed Abdiker, le directeur des opérations et des situations d'urgence à l'OIM.
En février, les dirigeants européens se sont fixé comme objectif d'améliorer la situation économique des communautés locales en Libye et de coopérer avec le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR) et l'OIM pour assurer de bonnes conditions d'accueil aux migrants dans le pays et assister les volontaires souhaitant retourner dans leur pays d'origine.
L'Italie s'est s'engagée pour sa part à fournir des moyens financiers et matériels pour soutenir les initiatives libyennes. La Péninsule a enregistré cette année une hausse de 35% des arrivées de migrants par la mer.
(Hélène Dauschy pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse; Thomson Reuters Foundation est la fondation caritative de Thomson Reuters dédiée à la couverture des sujets humanitaires et liés aux droits des femmes, à la lutte contre la corruption et au changement climatique.; http://www.trust.org)
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