Pour Merkel, une Europe forte est souhaitable pour les Etats-Unis
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Pour merkel, une europe forte est souhaitable pour les etats-unis
STEFANIE LOOS
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Pour merkel, une europe forte est souhaitable pour les etats-unis
STEFANIE LOOS
par Paul Carrel
BERLIN (Reuters) - Une économie européenne robuste est souhaitable pour les Etats-Unis, a déclaré mercredi la chancelière allemande Angela Merkel, dans un contexte de tensions alimentées par les déclarations de Donald Trump.
Pour la dirigeante allemande, qui sollicitera en septembre un nouveau mandat, la relation transatlantique ne peut se définir en qualifiant les uns ou les autres de "perdants ou de gagnants, car cela ne fonctionnerait pas sur le long terme".
"Il s'agit plutôt d'équilibrer les intérêts. De parvenir à une situation dans laquelle chacun est gagnant", a-t-elle dit, évoquant le plan Marshall qui a contribué à accélérer la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale.
Angela Merkel a rappelé les mots de George Marshall, père du plan du même nom, qui jugeait qu'une Europe commercialement et économiquement forte était bonne pour les entreprises américaines.
"Le protectionnisme, l'isolationnisme entravent l'innovation et à long terme est défavorable pour tout le monde, notamment pour ceux qui comptent mener une politique isolationniste même s'ils utilisent une terminologie différente", a-t-elle dit, en allusion au président américain.
Il y a près d'un mois, Donald Trump avait accusé l'Allemagne de mener de "très mauvaises" politiques en matière de commerce et de dépenses avant de décider de sortir les Etats-Unis du cadre défini par l'Accord de Paris sur le climat en dépit des exhortations européennes
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Mercredi, la chancelière est apparue au côté de l'ancien diplomate américain Henry Kissinger, né en Allemagne, pour souligner l'intérêt que représente selon elle le maintien de bonnes relations entre l'Europe et les Etats-Unis. Elle a insisté sur les "convictions, valeurs et approches communes".
Angela Merkel accueillera Donald Trump les 7 et 8 juillet pour un sommet du G20 pendant lequel les divergences entre Européens et Américains devraient une nouvelle fois être étalées au grand jour.
Lors de son déplacement à Bruxelles le mois dernier, Donald Trump a fustigé ses alliés de l'Otan, leur reprochant notamment de ne pas contribuer suffisamment au budget de l'Alliance atlantique, ce qui a conduit la chancelière allemande à s'interroger publiquement sur la fiabilité de Washington en tant qu'allié.
(Paul Carrel; Nicolas Delame pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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