Le bilan des violences en Centrafrique atteindrait 100 morts
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BANGUI (Reuters) - Les affrontements entre factions rivales pourraient avoir fait jusqu'à 100 morts dans la ville centrafricaine de Bria, a annoncé mercredi son maire, Maurice Belikoussou.
"Le bilan va certainement s'alourdir. Pour l'instant, c'est une estimation et le bilan pourrait être supérieur à 100 morts", a-t-il déclaré, joint par téléphone depuis Bangui.
"Il y a toujours des corps dans certains quartiers, dans les rues et à l'extérieur de la ville", a-t-il ajouté au lendemain des derniers affrontements en date.
La situation s'est calmée mercredi à Bria, située à 580 km de la capitale Bangui, où les employés humanitaires s'emploient désormais à récupérer les corps, a dit un responsable local de la Croix-Rouge.
Selon la Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu en Centrafrique, les violences ont éclaté mardi matin près d'un camp de déplacés dans lequel des hommes armés avaient trouvé refuge.
Malgré la signature lundi à Rome d'un accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat, accepté par les représentants du gouvernement et de 13 des 14 groupes armés du pays, les affrontements se sont poursuivis entre anciens rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, et des miliciens anti-balaka, principalement chrétiens.
L'accord conclu lundi à Rome sous l'égide de la communauté catholique de Sant'Egidio est la dernière initiative en date visant à mettre fin au conflit qui déchire la Centrafrique depuis 2013.
Les combats entre groupes armés ont fait environ 300 morts et quelque 100.000 déplacés le mois dernier dans la région de Bria.
(Crispin Dembassa-Kette; Arthur Connan pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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