L'OSDH a confirmation de la mort de Baghdadi, Washington sceptique
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L'osdh a confirmation de la mort de baghdadi
Rodi Said
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L'osdh a confirmation de la mort de baghdadi
Rodi Said
LE CAIRE/BEYROUTH (Reuters) - L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) dit être en possession d'"informations confirmées" faisant état de la mort d'Abou Bakr al Baghdadi, chef du groupe djihadiste Etat islamique (EI).
Un conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche a dit à la chaîne américaine Fox News que les Etats-Unis ne pouvaient pas vérifier l'authenticité du rapport qui annonce la mort de Baghdadi.
De son côté, le Pentagone a indiqué n'avoir aucune information permettant de corroborer les dires de l'OSDH. Les autorités irakiennes et kurdes n'ont pas confirmé l'information non plus.
La mort de Baghdadi a été annoncée à maintes reprises depuis que Baghdadi a proclamé un califat en 2014, sans être confirmée par la suite, mais l'OSDH a pour réputation d'être le plus souvent crédible dans ses annonces sur les événements de la guerre civile syrienne.
Le ministère russe de la Défense avait annoncé aux alentours du 20 juin que l'aviation russe avait sans doute tué Baghdadi au cours d'un raid contre les faubourgs de la ville syrienne de Rakka, mais Washington a dit alors ne pas être en mesure de corroborer l'information et les Occidentaux et les Irakiens se sont montrés sceptiques.
"Nous disposons d'informations confirmées, venant de chefs de l'Etat islamique, dont un du premier cercle, dans les zones de campagne de Daïr-az-Zour", a déclaré à Reuters le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahman.
Des sources au sein de l'EI ont dit à l'OSDH que Baghdadi était bien mort, "mais elles n'ont pas précisé à quand cela remontait", a ajouté Rami Abdoulrahman.
Les sites internet et les groupes sur les réseaux sociaux affiliés à l'EI n'ont pas répercuté de nouvelles concernant la possibilité de la mort de Baghdadi.
Sa mort, s'il était officialisée, serait l'un des coups les plus durs subis par l'Etat islamique, qui recule un peu partout en Syrie, notamment à Rakka, mais aussi en Irak où il vient de perdre la grande ville de Mossoul.
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Ibrahim Awad al Samarrai, le vrai nom d'Abou Bakr al Baghdadi, est né en 1971 à Tobchi, une commune pauvre près de Samarra, au nord de la capitale irakienne.
Élevé dans une famille pieuse, il a étudié la théologie à Bagdad avant de rejoindre l'insurrection sunnite en 2003, année de l'invasion de l'Irak par la coalition conduite par les Etats-Unis. Capturé, il a été libéré un an plus tard par les Américains qui doutaient qu'il s'agisse d'une cible de haute valeur.
Il apparaît pour la première fois en public le 4 juillet 2014, perché en haut du pupitre de la grande mosquée d'Al Nouri, à Mossoul, d'où il s'autoproclame calife de l'Etat islamique.
(Lisa Barrington, Omar Fahmy, Ellen Francis et Phil Stewart; Eric Faye et Arthur Connan pour le service français)
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