Affaire russe: Le Congrès veut entendre le témoignage de Trump Jr
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Affaire russe: le congres veut entendre le temoignage de trump jr
Aaron Bernstein
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Affaire russe: le congres veut entendre le temoignage de trump jr
Aaron Bernstein
WASHINGTON (Reuters) - Le président républicain de la Commission de la justice du Sénat Charles Grassley a prévu jeudi d'envoyer un courrier à Donald Trump Jr. pour que ce dernier vienne témoigner en séance publique dans l'affaire de l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine, rapporte la chaîne CNN.
Le fils de Donald Trump a admis cette semaine avoir rencontré en juin 2016 une avocate russe proche du Kremlin qui promettait de lui fournir des informations embarrassantes sur la candidate démocrate Hillary Clinton.
Cette volonté que Trump Jr. soit entendu par le Congrès a été également exprimée par le président républicain de la Chambre des représentants Paul Ryan.
"Je pense que tout témoin qui est sollicité pour témoigner devant le Congrès doit le faire", a commenté Paul Ryan.
Trump Jr. a révélé cette semaine qu'il avait accepté avec enthousiasme la rencontre que lui proposait l'avocate et que cela faisait partie d'un soutien officiel de Moscou à la campagne de son père. Ces précisions sont contenues dans des courriels qu'il a accepté de rendre publics.
Ces documents sont les preuves les plus importantes récoltées depuis le début d'une enquête fédérale et d'une enquête parlementaire sur ce sujet.
Trois associations de défense des droits civiques, Common Cause, Campaign Legal Center et Democracy 21 ont déposé une plainte auprès de la Commission fédérale électorale (FEC) visant Donald Trump Jr., Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, et Paul Manafort, ancien conseiller de campagne de l'homme d'affaires, pour infraction au droit électoral.
La FEC est la seule instance habilitée à engager des poursuites civiles pour violation de la procédure électorale. Les plaintes déposées visent également Rob Goldstone qui a organisé la rencontre auxquels les trois hommes ont participé.
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"Les preuves démontrent que Don Jr. savait que la proposition d'une recherche sur la campagne opposée provenait du gouvernement russe et le droit affirme qu'en fournissant gratuitement une découverte aussi précieuse cela apportait une contribution à la campagne de Trump", a expliqué Brendan Fischer du Campaign Legal Center.
Alors que l'affaire de l'ingérence russe empoisonne la présidence de Donald Trump, ce dernier soutient qu'il n'a rien à se reprocher et qu'aucun membre de son entourage ne peut être accusé de collusion avec la Russie.
L'affaire poursuit le président américain dans chacun de ses déplacements à l'étranger. Elle avait été évoquée lors du G20 la semaine passée à Hambourg et elle l'a été à nouveau jeudi lors de la conférence de presse commune avec Emmanuel Macron à l'Elysée.
Donald Trump a affirmé à cette occasion que son fils était "une jeune homme formidable" qui a rencontré une avocate russe et non une avocate du gouvernement russe.
Il a précisé que n'importe qui aurait accepté ce genre de rencontre, ajoutant que rien de répréhensible ne s'était produit lors de cette entrevue qui s'est déroulée en juin 2016 à la Trump Tower.
(Doina Chiacu, Ginger Gibson et Patricia Zengerle; Pierre Sérisier pour le service français)
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