Le défenseur chinois des droits de l'Homme Xu Zhiyong libéré
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Handout .
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PEKIN (Reuters) - Un des principaux militants chinois des droits de l'Homme a été libéré samedi matin de la prison des environs de Pékin où il purgeait une peine de quatre ans de prison, a annoncé son avocat.
Xu Zhiyong, dont le mouvement des Nouveaux citoyens préconise d'oeuvrer au changement de l'intérieur du système, avait été arrêté en 2013 et condamné ensuite pour "trouble à l'ordre public par rassemblement d'une foule".
Une des principales demandes des Nouveaux citoyens porte sur la transparence. Ils veulent que les dirigeants du pays rendent public leur patrimoine. Le Parti communiste au pouvoir a lui-même lancé une vaste campagne de lutte contre la corruption depuis l'arrivée de Xi Jinping à la tête de l'Etat et du parti.
Son avocat Zhang Qingfang décrit un Xu Zhiyong en bonne forme physique. Il dit l'avoir tenu informé des "événements de l'extérieur", notamment de la mort du prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, dont il s'est dit "bouleversé".
Xu Zhiyong a enseigné le droit à l'université de Pékin et s'est présenté lors d'une élection locale. Il s'est fait connaître en 2003 en aidant les victimes d'un lait maternisé contaminé ainsi que des migrants sans accès à la santé ni au système éducatif.
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"L'idée du mouvement des Nouveaux citoyens n'est pas de renverser mais d'établir", écrivait-il dans un essai en 2010. "Il ne s'agit pas d'une classe sociale supplantant une autre classe sociale, mais de permettre à la justice d'avoir droit de cité en Chine."
Xu Zhiyong a refusé de se défendre lors de son procès en 2014. Il était resté silencieux pour protester contre ce que son avocat a qualifié de processus juridique contrôlé où le verdict de culpabilité est un fait établi par avance.
Les partisans de Xu Zhiyong se demandent s'il ne va pas être mis sous surveillance ou être assigné à résidence. Certains d'entre eux ont déclaré samedi sur les réseaux sociaux s'être vu interdire l'accès à l'immeuble où réside Xu par des hommes habillés en civil et des gardes de sécurité.
Certains prisonniers très connus, une fois libérés, restent étroitement surveillés par les autorités. C'est le cas de l'avocat spécialisé dans la défense des droits de l'Homme Pu Zhiqiang et du journaliste Gao Yu.
(Philip Wen et Natalie Thomas, Danielle Rouquié pour le service français)
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