Libye: Haftar critique les "fanfaronnades" de Seraj
reuters.com

Libye: haftar critique les "fanfaronnades" de seraj
Maxim Shemetov
reuters.com

Libye: haftar critique les "fanfaronnades" de seraj
Maxim Shemetov
PARIS (Reuters) - L'homme fort de l'est de la Libye, Khalifa Haftar, critique, dans un entretien à France 24, les "fanfaronnades" du Premier ministre libyen Fayaz Seraj, qu'il accuse de ne pas contrôler la capitale Tripoli et de ne posséder "que le verbe".
Ces propos, tenus au lendemain de l'adoption d'un accord entre les deux frères libyens perçu comme une avancée dans l'impasse politique dans laquelle est plongé le pays, illustre le chemin qui reste encore à parcourir avant de parvenir à une stabilisation politique et sécuritaire.
Le chef du gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'Onu "ne contrôle pas" Tripoli, estime Khalifa Haftar dans une interview diffusée mercredi soir, dans une allusion aux propos de Fayez Seraj assurant que la capitale était désormais "sûre".
"Il faut arrêter ces fanfaronnades inutiles", Fayez Seraj "est un ingénieur, il faut qu'il reste dans son domaine et s'éloigne de ces fanfaronnades. Il ne possède que le verbe", ajoute ce chef militaire, soutenu par l'Egypte et les Emirats arabes unis.
Longtemps accusé de bloquer le processus politique, Khalifa Haftar a gagné du crédit ces derniers mois sous l'effet de sa progression sur le terrain face aux groupes djihadistes.
Sa présence à la réunion qui s'est tenue mardi au château de la Celle-Saint-Cloud (Yvelines) en présence d'Emmanuel Macron et de l'émissaire spécial de l'Onu Ghassan Salamé, lui a permis d'accroître sa légitimité.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

La déclaration adoptée à cette occasion entre les deux chefs libyens prévoit notamment la mise en place d'un cessez-le-feu, à l'exception de la lutte contre les groupes "terroristes", et la tenue dès que possible d'élections. Elle n'a toutefois pas été signée et n'inclut pas les autres acteurs du conflit.
(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)
reuters.com