Les républicains appellent Kelly à restaurer l'ordre à la Maison blanche
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Les republicains appellent kelly a restaurer l'ordre a la maison blanche
Joshua Roberts
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Les republicains appellent kelly a restaurer l'ordre a la maison blanche
Joshua Roberts
par Roberta Rampton
WASHINGTON (Reuters) - Les républicains ont invité dimanche le nouveau secrétaire général de la Maison blanche John Kelly à remettre de l'ordre dans une administration menacée par les divisions, tout en redoutant que l'ancien général ne soit à la peine pour imposer son autorité.
Le départ de Reince Priebus, remplacé vendredi par le secrétaire à la Sécurité intérieure John Kelly, est le dernier d'une longue série de démissions et limogeages retentissants. En six mois, l'ex-directeur du FBI James Comey, l'ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn et le porte-parole Sean Spicer ont notamment quitté l'administration.
Depuis son investiture, Donald Trump a bouleversé les usages par ses prises de décisions impromptues et sa proximité avec des conseillers venus aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur de la Maison blanche.
A force de s'envenimer, les disputes intestines entre ses plus hauts responsables sont devenues publiques.
"Il va falloir qu'il réduise les drames, les piques internes et les fuites et mette de la discipline dans ces relations", estimait dimanche un ancien conseiller présidentiel républicain, Karl Rove, sur Fox News.
L'annonce du remplacement de Reince Priebus par John Kelly a clos une semaine chaotique pour le président, marquée par un nouvel échec du projet d'abrogation de l'Obamacare au Sénat, un projet d'interdiction des soldats transgenres abondamment critiqué, et un discours présidentiel devant des boy-scouts dénoncé comme peu adapté à des enfants.
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Ajoutant de l'huile sur le feu, le nouveau directeur de la communication de la Maison blanche Anthony Scaramucci a déversé dans le New Yorker un chapelet d'insultes contre Priebus et le stratège en chef de Donald Trump, Steve Bannon.
Ces injures n'ont déclenché aucune réaction du président, ce qui accrédite pour certains l'idée que Donald Trump aime entretenir un climat de rivalité entre ses proches.
"Le mode de gestion du président semble encourager les factions parmi ses subalternes. On dirait qu'il aime regarder les gens se battre", estimait l'ancien communicant de la Maison blanche Ari Fleischer.
ORDRE ET DISCIPLINE
Certains républicains voient d'un bon oeil la nomination de John Kelly en vue de renforcer la discipline autour du Bureau ovale, dès son entrée en fonctions lundi.
"Je pense qu'il va apporter un certain ordre et une discipline à la Maison blanche", a déclaré à NBC la sénatrice républicaine et critique de Donald Trump Susan Collins.
Des responsables du parti redoutaient la semaine dernière que les dysfonctionnements de la Maison blanche ne compromettent les grands chantiers législatifs de l'agenda républicain, tels que la réforme fiscale.
Reste à savoir quelle sera l'autorité de John Kelly, dans la mesure où plusieurs proches du président, dont Anthony Scaramucci et la conseillère Kellyanne Conway, restent en lien direct avec Donald Trump.
Kellyanne Conway a assuré sur Fox News qu'elle ferait "tout ce que me demanderont le président et notre nouveau secrétaire général Kelly".
Le républicain Mike Huckabee, dont la fille Sarah Sanders est porte-parole de Trump, espérait voir John Kelly prendre un rôle renforcé de gardien du Bureau ovale.
"C'est ce qu'il faudrait, mais cela va dépendre du président", a-t-il dit sur Fox News.
Corey Lewandowski, ancien directeur de campagne de Trump resté proche du président, mettait pour sa part en garde contre toute tentative de changement du mode de gestion de Donald Trump. "Quiconque croit qu'il va changer Donald Trump ne connaît pas Donald Trump", estimait-il sur NBC.
(Julie Carriat pour le service français)
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