Venezuela: Attaque sur une base militaire, deux insurgés tués
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Rebellion dans les rangs de l'armee maitrisee au venezuela
Ueslei Marcelino
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Rebellion dans les rangs de l'armee maitrisee au venezuela
Ueslei Marcelino
CARACAS (Reuters) - Les autorités vénézuéliennes ont annoncé dimanche avoir étouffé dans l'oeuf une rébellion dans une base militaire de Valencia, et deux des auteurs de cette "attaque terroriste" ont été tués et sept autres interpellés.
Vingt "mercenaires" sont entrés dans la base militaire de Naguanagua, à 170 km à l'ouest de Caracas, peu avant 04h00 du matin dimanche, a annoncé le président vénézuélien Nicolas Maduro, avant de faire état de deux morts parmi les insurgés.
Le chef de l'Etat a félicité les forces armées pour avoir repoussé cette "attaque terroriste" dans un discours télévisé.
Selon une vidéo mise en ligne, le but de l'insurrection était de rétablir la démocratie dans le pays, secoué depuis des mois par une agitation anti-gouvernementale.
Certains des insurgés sont parvenus à voler des armes de la base et font l'objet d'"intenses recherches" des forces de sécurité, a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué. Sept personnes ont été arrêtées.
Une douzaine d'hommes portant l'uniforme militaire apparaissent dans la vidéo postée sur internet. L'un deux, qui dit s'appeler Juan Carlos Caguaripano et être un ancien capitaine de la Garde nationale, annonce "exiger la formation immédiate d'un gouvernement de transition".
"Ce n'est pas un coup d'Etat", dit-il, "il s'agit d'une action civique et militaire pour rétablir l'ordre constitutionnel. Et au delà de cela, il s'agit de sauver le pays de la destruction totale".
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"PROPAGANDE"
L'armée vénézuélienne a qualifié la rébellion de "démonstration de propagande" visant à déstabiliser le pays et a réaffirmé sa loyauté au président dans un communiqué.
L'armée a été en première ligne depuis quatre mois pour réprimer le mouvement de contestation et sa fidélité à Nicolas Maduro est désormais l'objet de tous les paris.
Il y a six semaines, un policier vénézuélien a dérobé un hélicoptère pour mitrailler le siège de la Cour suprême et le ministère de l'Intérieur, sans déclencher de mouvement d'ampleur parmi les forces de l'ordre.
Des centaine de personnes ont manifesté à Valencia en soutien aux rebelles, mais la plupart d'entre eux ont été rapidement dispersés par des gaz lacrymogènes dimanche midi, et le reste du Venezuela semblait calme.
Dans les rangs du gouvernement et de ses alliés, beaucoup ont vu dans la vidéo de Valencia l'expression d'un complot ourdi par l'extrême droite et visant à détruire la "Révolution bolivarienne" lancée il a y a près de vingt ans par Hugo Chavez, le prédécesseur et mentor du président Nicolas Maduro mort d'un cancer en 2013.
"Ces attaques, préparées à Miami par des cerveaux dérangés, ne feront que renforcer le moral de nos forces armées et du peuple bolivarien", a dit sur Twitter un haut responsable du Parti socialiste, Elias Jaua.
La tension politique et sociale au Venezuela est vive depuis quatre mois avec des manifestations quasi quotidiennes contre le pouvoir en place, qui ont fait plus de 120 morts.
Elle s'est encore aggravée avec l'entrée en fonctions de l'Assemblée constituante élue le 30 juillet, en dépit du boycottage de l'opposition, et dont la première décision samedi a été le limogeage de la procureure générale, Luisa Ortega.
(Rédaction de Caracas, Gilles Trequesser et Julie Carriat pour le service français)
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